Arch. f. Litgesch., XII, p. 596 ss
3. L. inédite de Bodmer à Hess, du 22 oct. 1753 : « Er (Wieland) hat viel zu schaffen wegen der guten Serena. Der Lindwurm ist kein Scherz mehr und der verlieble Ritter kommt von Zeit zu Zeit auf den Einfall, es sei zwischen .Serena und ihm ein himmlisches Verstandnis. » Cf. L'ode à Séréna du 24 sept. 1753 (Horn, p. 32).
4. Sur les circonstances de la rupture, cf. Ridderhoff, o. c, p. 12 ss. et l'art, cité de Seuffert, dans Neue Zùricher Zeitg. 1883, n° 266.
5. Dans une L. du 10 oct. 1753, dans laquelle elle demande à Bodmer de décider son fils à rompre ses fiançailles, la mère de Wieland charge Sophie de tous les défauts, notamment elle l'accuse de frivolité, de dissipation. Elle la traite de coquette : « Eine Dalila, eine liederliche Dirne ». Sophie n'aimerait pas son fils, se moquerait bien de ses lettres, se laisserait courtiser à Warthausen, s'amuserait à la Comédie avec un officier.
6. Le mariage de Sophie eut lieu le 27 déc. 1753. Wieland avait reçu en déc. la L. de rupture, en même temps que l'annonce du mariage. Cf. Horn, p. 22 ss. Cf. R. Asmus, G. M. de La Roche — Ein Beitrag zur Geschiehîe drr Aufklàrung,
7. Déjà on juin Wieland s'accusait de vivacité, de flottement : ■ Darf ichSie auch nai h dem letzten Brief noch mein nennen? Wie sehr furchto ich, dass ich Ihnen nur allzubillig missfallen habe. Sie verdienen keine solchen Hriefe, und vielleicht ist es mir auch nicht anstândig, so zu schreiben. Wie viel mussenSie mir vergeben, wie viel miissen Sie an mir tragen. > Après le mariage de Sophie, il confesse à La Roche ses torts : » Ich hoffe mit dem besten c.ruiul, dass die gule
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maternelles, et préparé lui-même cette séparation l, qu'il mettait, une fois accomplie, au compte de la Providence : Elle a tout réglé avec sagesse, bonté, sainteté 2.
Passé le premier mouvement de dépit, Wieland se redresse, grâce à sa « pliabilité » naturelle, peut-être plus soulagé que meurtri 3. Du moins son imagination ne le laisse-t-elle pas à court d'expédients pour prendre avantage de son malheur. Que Sophie « ait trahi sa vocation temporelle et compromis son salut », lui ne manquera pas à la sienne 4. Que pourrait d'ailleurs changer soo mariage à une union toute spirituelle? Il ne demande qu'à poursuivre avec la « belle infidèle » des relations amicales, en y associant « son digne possesseur », qui lui doit bien quelque gratitude pour les soins qu'il a pris en faveur de leur bonheur5. Comme son sentiment était « aussi désintéressé qu'il est possible sous l'enveloppe corporelle », Wieland pourra réconforter, s'il en est besoin, « la chère âme si fragile et éprouvée ». Il se comportera « en ami vertueux et sage, qui, comme dit Voltaire dans Zadig, sait respecter la faiblesse de la nature humaine »; il donnera en même temps « un exemple de véritable amour en montrant que le platonisme n'est pas une chimère » *.
Sophie fur aile ihre Leiden und Widerwartigkeiten, an denen grossenteils auob meine Liebe eine ungliickliche obwohl unschuldige Ursache gewesen ist, nuo durch Sie, mein Herr, werde belohnt werden. » (Horn, p. 22, 34.) Cf. Hassenskamp, p. 3 ss. : « Auch ich bin einer von den Peinigern dieser verehrungwur.li^en Unschuld. »
1. Hdrs, p. 27 « Ja wenn es zur Zufriedenheit Ihres Herzens gehôrt, so môge Ihr Gewissen Sie immer auf dem Uedanken lassen, dass ich zuerst das Band> gebrochen, das uns einst verbunden hat. »