L. à La Roche, 19 mars 1754. (Horn, p. 31 s
6. A. Br. 1, p. 133 s. « Jetzt weiss ich nichts Besseres und meiner Liebe und meinem Character Gemasseres zu tun, als nach meinem besten Vermôgen dièse teure Seele zu trôslen, sie zu versichern, dass ich von ihrer Unschuld iiberzeugt bin, sie an die Weisheit und O-iïte dessen, der die Schickungen lnnkt, zu erinnern,
Il n'y a donc pas lieu de 'dramatiser le dénouement du roman sentimental l. On ne saurait, en tout état de cause, lui imputer la crise de mysticisme, qui en serait la conséquence. Il apparaît déjà que, soustrait à la préoccupation affective, son sentiment va se détacher en mirage et susciter l'effort moral 1. Sur les « ruines du château enchanté qui s'est évanoui » 2, le poète se retrouvera plus libre de remplir son destin. « La Providence, comme il semble, a voulu me détourner des systèmes égoïstes de vie heureuse que je me faisais 3. » Reléguant dans l'éternité son vœu chimérique, « il voyait Sophie heureuse sans être lui-même malheureux » 4. Il se retrouvait ainsi devant la vie réelle. Il cessait de rêver pour songer à se réaliser lui-même.
C'est ainsi que, revenu de son illusion, il se croit en mesure de faire la leçon et d'avertir les âmes naïves. II laisse la poésie pour la morale. « Jeunes filles », écrit-il dans un petit impromptu 5 pour une amie, « votre valeur est d'être sages et modestes, de ne pas chercher à éblouir les yeux qui savent voir derrière le fard ». S' attribuant le talent de modeler « une belle âme dans une délicate poitrine », il demande à celles dont le rôle est « de bannir par leur sourire la tristesse de l'existence » d'allier au naturel, qui réagit contre l'ardeur fanatique de l'esprit, le bon sens d'une Lambert et la grâce d'une Graffigny. Non pas la coquetterie ni l'esprit,
und die fast erliegende Grossmut in ihrem unschuldvollen und erhabenen, aber ungemein zârtlichen und in der Tat verwundeten Herzen wieder aufzurichten. »
1. Seuffert, Gôlt. Gel. Anz. 1896, p. 600 : « Wieland war seit den traurigen Erlebnissen, die zur Verehelichung seiner Braut mit einem andern Mann gefiïhrt haben, aus dem Gleise geworfen. Hier, nicht in Bodmers Einwirkung, ist der wahre Grund fiir seine seraphische Verstiegenheit zu suchen. » Cf. Ermatinger, o. c, p. 90.
2. Cf. Ode : Ihr siillen Tiefen (A II, p. 231). Sophie est invoquée comme une « Sympathie », avec d'autres amies, Melissa, Irène, Ismène.