‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 109 sur 505 · A IV, p. 179 s · texte numérisé non relu

A IV, p. 179 s

2. StLzi ii avail l'ait paraître, en 1745, a Zurich : Versuch einiger vernùnftigen Galanken von der Auferzichung und Vntenveisung der Kinder. Réédité en 1748. Kunzli défendit ce traité dans un libelle : Sulzers vernùnftiger Versuch von der Auferziehung der Kinder, cinfàltig ividcrlegl von Kmderlicb. (Zurich, 1 748.) Hirzel, p. 15 et 29.

3. Ges prêche mil Chr. M. Wieland in Zurich, von Fr. Dominicus Ring, mitgeteilt von Ileinrii h l'i m.k, Are.hiv. f. Litgesch. XIII, p. 489.

CHEZ BODMER

dégagé qu'il soit de toute foi positive, ne se résout pas « en un art de vivre ». Il cherche la conciliation avec «les lumières naturelles ».

Je montrerai à mes élèves que c'est faire tort à la religion que d'opposer, ou tout au moins de séparer la philosophie ou la raison de la foi chrétienne, et de penser autrement en tant que philosophe et en tant que chrétien 1.

La morale doit partir du cœur, se fonder sur les inclinations « avant que la raison soit mûre ». C'est aussi le sentiment de Montaigne, que le jeune pédagogue connaissait déjà.

Se trouverait-il à Zurich des pères de famille pour se laisser persuader de faire de leurs enfants « des hommes aussi vertueux et aussi honnêtes, alors qu'on peut se passer de tout cela, ou à peu près », comme remarquait Bodmer2? Alors qu'il semblait falloir y renoncer, et que Wieland se retournait déjà vers Sulzeret Jérusalem 3, s'offrit inopinément l'occasion de mettre ce plan à exécution, par « un engagement agréable, utile et positif », qui le fixait à Zurich pour trois années au moins 4.

Avant de quitter le chalet du Sonnenberg pour s'installer en ville et pour prendre ses fonctions de précepteur, fonctions « auxquelles il se sentait un tel goût qu'il pouvait les tenir pour sa véritable vocation »5, Wieland alla passer quelques semaines à Winterthur, chez la sœur de Bodmer. Dans la société de Kiinzli, de Waser, du pasteur Erhard, du greffier Sulzer et de son fils Dietrich, avec qui il se lia particulièrement, il passa des jours

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