‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 11 sur 505 · A. Br., I, p · texte numérisé non relu

A. Br., I, p

5. Dans son autobiographie, Kopken le confirme : « Es herrschlo damais zwar /.u Klosterberge der frommelnde Ton, der auch im Hallischem Waisenhaus

igefiihrt war; ich kann aber nicht p auf die Wissenschaft und den

Lehrunterricht einen nachteiligen Einfluss gehabl natte. (Holstein, o.c.,p. 18.)

6. Avec la suscription : Haec sacra sunt, procul esteproi uni r, publié I r H e : Ein Schulhejt von C. M. Wieland, Leipzig, L865 (A. IV. |>. 6

Cf. N.Jahrb. fur Pkilosoph. und Pàdagogik, V Abt., II. 1863, el DôLL : Wieland und die Antike, Progr., Mùnchen, 1896. Ce cahier, qui était soumis au prof. Hennicke, a été commeni i en l ', 18 et poursuivi tout le i rimestre d'été. 11 contient surtoul I tra I discours et traductions, parfois en vers).

ou qu'il s'élève contre la persécution de l'athéisme. Il est tout imprégné d'humanisme cicéronien et s'incline devant la grande figure de Socrate que lui livrent les Mémorables l. Philocalos, il l'était déjà jusqu'à l'enthousiasme, encore qu'il ait lâché le grec, soit à cause d'un maître pédant, soit pour affirmer sa détermination de ne pas faire sa théologie : une lacune qu'il ne pourra plus combler, malgré les leçons de Breitinger à Zurich 2.

Mais la littérature appelait davantage, on le devine, son intérêt. Livres et revues devaient pénétrer assez librement dans l'école, avec les jeunes maîtres fraîchement émoulus de Halle. L'un d'eux, dans sa chambre, ne le fait-il pas « rire aux larmes » des saillies d'Abraham de Santa Clara ? Qui lui procure, comme quelques années plus tard le fait Fabricius à ses élèves, les Contributions de Brème, traversées de souffles lyriques, les chansons de Gleim, les adaptations anacréontiques d'Uz et de Goetz, qui venaient de paraître (1746), les Odes horaciques de Lange, préfacées par l'esthéticien Meier, de Halle, les poésies de Hagedorn, les contes de Gellert, et tant d'autres « ouvrages d'esprit » qu'il n'avouera pas à Bodmer 3? Il connaît aussi les œuvres plus graves de Pyra et de Haller, le Paradis Perdu de Milton par la traduction zurichoise, et voici qu'à la fin de son séjour pénètre jusqu'à lui le chant d'orgue de la Messiade. Comment ne se passionnerait-il pas pour la querelle de la critique autour de Gottsched, pour les assauts donnés au dogmatisme classique par Pyra et Liscow, au nom de la nouvelle poétique suisse? Meier et Bodmer seront choisis pour parrains de ses premiers ouvrages.

Est-il surprenant que, dans ce milieu piétiste, la conscience se tourne vers le monde, ou plutôt vers cet idéalisme moral que Thomasius proposait à la culture universitaire, qu'elle réagisse

1. Raumer, p. 383 : « Die Bûcher, die in Klosterbergen sehr stark au!' mich wirkten waren Xenophons Cyropadie und Memorabitien, Cicero's De senectuie, de amiciiia, das Somnium Scipionis (dies vorziiglich) u. der vergottschedete Spectatorund Tadler » (Cf. Gruber2, I, p. 25). A Klosterberge, Wieland a acheté un ex. de Diogène Laerce (Proleg., VII, p. 4). Cf. A. Br. III, p. 382.

2. Raumer, p. 386 : "Wieland klagte darùber, dass er immer ein Halliwisser im Griechischen geblieben sei. » En 1 788, il demandera à Heyneson concours pour sa traduction de Lucien, avouant qu'il est en grec un autodidacte.

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