A. Br., I, p. 350 s. (en franc
3. Bodemann : Julie Bondeli, p. 283. Mais Zellweger sait, en mai 1759, d'après une L. inédite à Bodmer du 11 mai, que W. a abandonné son Histoire véritable » sous un prétexte assez frivole ». L'indication donnée par Julie Bondeli est confirmée cependant par l'auteur dans une L. du 12 avr. 1764 (passage supprimé dans l'édition des A. Br., II, p. 225-288). Dans le manuscrit à Zurich il y a : « Lucien der jûngere ist auf Anraten einer Bernischen Freundin schon vor 4 Jahren verbrannt worden. Der Himmel weiss, wo die Atomen davon hingekommen sind >.
l'ennemi de l'esprit? je ne m'en souviens plus... » Son séjour à Zurich n'avait pas encore pris fin, que Wieland était en voie d'écrire une Histoire de Biribinker 1.
Mais il ne pouvait « sortir tout d'un coup du nuage qui le couvre » 2, quoiqu'il ait à cœur de rectifier les insinuations des critiques berlinois au sujet de son prétendu pharisaïsme.
Je sais que j'ai dû paraître un homme merveilleux, inconcevable, énigmatique, fanatique aux yeux des uns, hypocrite aux yeux des autres, inconséquent aux esprits graves et lents, lunatique aux hommes du monde, poète aux philosophes, philosophe aux poètes, superficiel aux pédants, ridicule ou peut-être méprisable aux esprits médiocres, que sais-je moi?... On m'a pris pour tout ce que je n'étais pas, on m'a condamné pour des défauts imaginaires, on m'a prisé pour des perfections imaginaires. Je ressemble pour mon malheur au caméléon; je parais vert auprès des objets verts, et jaune auprès des jaunes; mais je ne suis ni vert ni jaune, je suis transparent, ou blanc comme veut M. de La Motte 3.
S'il lui faut encore passer pour « l'écuyer d'un chef de secte », et assumer « la complicité de sottises dont il n'est pas plus responsable que des fautes du gouvernement du Maroc », rester à l'ombre de certaines personnes, « cela passera » *. Pour l'instant, il s'agit de ne pas laisser d'équivoque aux Bernois. C'est pourquoi il se fait, à l'égard de Zimmermann, une règle de sincérité :
J'aspire à l'approbation de tous les sages, de tous les vertueux, et je tâcherai de la mériter; je vois tous mes errements, je les éviterai; j'ai fait des expériences, j'en tirerai profit; je me connais assez moi-même pour me défier de mes faiblesses et pour faire valoir ce que j'ai de talent et de vertu. J'étudierai la grande maxime d'Horace : virtus est vitium fugere... je m'efforcerai de devenir ce que j'ai aimé. En un mot, car je parle au Dr Zimmermann, j'ai passé vingt-cinq ans 6.
Voire...