‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 183 sur 505 · A IV, p · texte numérisé non relu

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connaître » 1. Mais, au sortir de sa longue pénitence sous la discipline de l'Église et de l'école, la raison n'avait-elle pas besoin de cette détente? De cette discipline Wieland se ressentait encore, quand il attribuait au prince le droit de régler à sa convenance l'instruction de ses sujets.

Qu'on ne soit pas trop surpris si, dans l'application, sa» méthode socratique » plie devant le dogmatisme, et que, en dépit de Locke et de Hutcheson, elle retienne des procédés contre lesquels la théorie s'élevait. Il aurait fallu au jeune maître plus d'expérience, et surtout plus de sens psychologique pour stimuler véritablement les esprits. Sa nonchalance s'accommodait de l'autorité, plutôt qu'elle ne recherchait la collaboration sympathique, à en juger par les cours conservés par l'élève J. C. Ott 2. A leur tour prétentieux et systématique, on imagine assez mal une intimité intellectuelle qui eût rendu l'information vivante, réellement éducative. Qu'ils ne soient que des résumés, des précis dictés à l'appui d'un enseignement oral plus étoffé et plus souple, ils ne laissent pas de décevoir par leur sécheresse. Il y aurait sans doute injustice à s'en prendre à la matière, plus ou moins imposée par l'usage, et les manuels auxquels Wieland était obligé d'avoir recours3. Mais comment ne pas être frappé par la rigidité doctrinale?

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