‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 184 sur 505 · Ces cahiers de cours de J. G. Ott comprennent · texte numérisé non relu

Ces cahiers de cours de J. G. Ott comprennent

1) Geschichle der Gelehrtheit (1757).

2) Grundlegung der Christlichen Religion (1758).

3) Six petits discours : a) Ermunterung, die Zeit wohl anzuivenden ( 1 756) ; b) Eine Bede ûber den Vorzug der Vergnùgen des Geistes vor den sinnlichen (1756) ; c) Von den Requisilis zur Glaubwûrdigkeit eines Geschichtschreibers, und von den Kennzeichen der hislorischen Wahrheit; d) une lettre de Saint-Evremond (à M. le comte d'Olonne, éd. Desmaiseaux, 1760, 1, p. 120); e) Ein Gespràch zwischen zwei Engeln ; f) Von der Mahlerkunst uberhaupt, ihre Verhâltnisse mit der Bildhauerei, ihre Vorzûge vor der Poésie und von der Sphàre derselben.

4) Théorie und Geschichle der Redekunsl und Dichikunst (1757).

5) Einleitung in die Kenntniss der itzigen Slaalen in Europa, (1758).

Ces documents figurent à A IV, cf. Archiv. f. Litgesch., XII, p. 603; Anz. f. d. Altert., XX (1894), p. 52 ss.

3. D'après Seuffert (Anz. f. d. Altert., XX, p. 52 ss.), W. aurait pu utiliser, avec le traité de philosophie critique de Bkucker, ses Kurze Fragen ans der philos. Historiée et le dictionnaire de Bayle, J. Fr. Reimhann : Versuch einer Einleitung in die historiam literariam der Teutschen insonderheit (6 vol., 1708- 1713); le Polyhistor de MoRHOï et VAbriss einer allgemein. Historié der Gelehr-

Laissons de côté le cours inachevé de l'Histoire de la science, qui n'est qu'un sommaire aride de quelque compendium, peut-être celui de Fabricius, pour feuilleter le cahier de rhétorique et de littérature, la pièce maîtresse de son éducation. Wieland pouvait s'y considérer sur son terrain propre, y donner la mesure de son talent pédagogique. On lui passerait la pauvreté de l'aperçu qu'il donnait, dans l'Histoire de la science, de la civilisation antique, pour quelques vues intéressantes, quelque enthousiasme dans cette « science du beau » qu'il se flattait de posséder. Par contre, ce ne sont guère que des définitions, des règles, des exemples, pris surtout à des manuels français, tels que celui de Gibert pour l'éloquence 1, de Rollin pour la poésie. Aussi est-il renvoyé, comme modèles de pensée claire et vigoureuse, de diction sobre et élégante, à nos orateurs de la chaire, voire à Guillaume du Vair, à Lemaître et à Vignon.

Quant à la poésie, si la théorie se réclame des Suisses, et indirectement de du Bos et de Batteux, elle fait état aussi de l'anglomanie de Bodmer, hésitant entre « la belle nature » et le sublime, entre la raison et l'imagination. Elle est à la fois doctrinaire et empirique, s'appuie sur des principes et se règle sur le goût. Avec Breitinger, elle tient un poème pour un, « tableau parlant »2, mais elle propose à cette peinture un objet idéal. Elle ne s'adresse « aux forces inférieures de l'âme », c'est-à-dire à la sensibilité, que pour faire valoir la finalité, l'ordre de la raison 3. Imiter la nature, c'est l'interpréter dans un sens moral, la dépasser sans que l'entendement en soit offusqué : ce qui est, chez Milton, esprit de justesse devient divagation chez l'Arioste. Le génie poétique doit unir à la sensibilité l'intelligence et la vertu; il doit être un virtuose 4.

Lorsque, de ces considérations générales, Wieland en vient à parler des œuvres, il en juge tout autrement. Il se croit obligé

samkeit de J. A. Fabricius, 1 752-1 754, et surtout C. A. Heumann : Conspectus reipublicae literariae sine fia ad hisloriam litcrariam juvehluti studiosae aperta, 1718. Mais W. ne s'est-il pas servi surtout de traités et de livres français?

1. Balthasar Gibert : Jugements des savants sur les auteurs qui ont traité de a rh'-torique, avec un précis de la doctrine de ces auteurs, 1713-19, et Réflexions sur la rhétorique. Cf. A IV, p. 328.

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