‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 200 sur 505 · A. Br. II, p · texte numérisé non relu

A. Br. II, p

8. A. Br. II, p. 85, 90. Arch. f. Litgesch. XIII, p. 200, 225 s. Dans ses « souvenirs », Sinner note avec dépit que W. n'a pas répondu à son attente. « Er schwang sich in hôhere Sphàren, gemeine Unterweisung war unter seinem in der Tat erhabenen Génie. Er versàumte seine Pflichten, und nach 2 Monaten dimittirteich diesenseitherin DeutschlandsoberiïhmtgewKrdi'in-n Dirliler» (citrparY. Mulinen. o. c, p. 12 s.). Le précepteur fit à ses élèves des adieux pathétiques. L'un d'eux fut plus tard en relations avec le prince Cari August de Weimar et Goethe ( H irzel : Briefe des Herzogs Karl-August an Cari Ferdinand von Sinner in Bern, Yiertel-

de deux mois, il n'y tient plus et se fait rendre sa liberté d'une façon qui n'était pas très flatteuse 1. Grâce à Fellenberg et à Stapfer, il peut cependant organiser un cours à quatre jeunes gens plus avancés et vivre selon ses goûts, une fois installé dans la maison du professeur Wilhelmi. Il jouissait de la société de Stapfer et de Fellenberg, « celui-ci à plusieurs égards un autre moi-même », sans lequel il pensait ne plus pouvoir vivre 2. Il était reçu à Bellevue, chez V. B. Tscharner, de qui la femme ressemblait trop à un ange de Véronèse pour laisser indifférent « un philosophe si tendre, un poète si platonique » 3.

Cependant, « il ne vit qu'à moitié », éloigné de ceux dont le commerce lui était devenu si familier qu'il les considérait comme une partie de lui-même, « sans l'ange Grebel et la sœur Zimmermann ». Il regrette Zurich et le laisse trop paraître, de telle sorte que le vide ne tarde pas à se faire autour de lui. Tscharner est même obligé, en raison « de l'imagination impétueuse qui le fait fréquemment sortir dans ses discours de la bienséance d'un homme qui aurait plus d'usage du monde », d'espacer ses invitations 4. « Il est arrivé célèbre, il repartira incognito... Je prévois que partout il aura des désagréments, que partout il reviendra à un petit nombre de gens, par la raison qu'il ne se prête pas longtemps à la faiblesse d'autrui et qu'il néglige le grand moyen de plaire, celui d'écouter. » Il lui fallait un guide plus indulgent à ses caprices et plus attaché à son intérêt : il le trouva en la personne de Julie Bondeli.

Quand il lui fut présenté par Schmid de Rossen, à Altenberg,

jahrschr. III, 1890, p. 113 s. Friedrich von Sirmer était lui-même un personnage important qui devint bientôt après bourgmestre. 11 voyait Haller, avait approché Voltaire. Sa femme, née de Wattenwyl, appartenait aussi à une des meilleures familles de Berne.

1. Arch. f. Litgesch. XIII, p. 226 s. A. Br. II, p. 91. La conduite de W. fit une impression pénible tant à Zurich qu'à Berne. Kunzli en fut particulièrement indigné (H irzel, p. 137 s.). Zimmermann écrite Haller le 10 sept. 1759 : « Vous savez que M. W'ieland, tout précepteur qu'il est, a fait beaucoup de bruit à Berne, mais je m'aperçois qu'il en a fait trop. M. Sinner, qui était son hôte, pourrait bien être devenu son ennemi. Cyrus reste là, comme tout autre ouvrage; ce poète est fort dissipé. » (Ischeb : Zimmermann, p. 67 s.) Cf. Haller à Gemmingen, 25 janv. 1775, dans Hirzel : Hallers Gedichte, p. cdlxxi.

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