‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 226 sur 505 · A. Br., II, p · texte numérisé non relu

A. Br., II, p

7. Hassencamp, p. 43 : « Il n'est presque plus possible de vivre à Biberach ; tout ne respire que désordre, révolte, anarchie, mépris des lois, trahisons et complots; on fait tout ce qu'il faut pour se damner réciproquement, et je ne connais presque pas de situation qui ne soit préférable à celle de vivre ici. » (18 sept. 1762.)

gagné son pain sur les planches? * Wieland n'eut pas non plus à se féliciter, semble-t-il, de son zèle pour le théâtre d'amateurs, où il monta une adaptation de la Tempête de Shakespeare 2. Au bout d'une année, il s'était démis des fonctions de directeur.

Il se retrouvait donc aussi isolé chez lui qu'à Berne, au milieu de gens « qui ne le comprenaient ni ne l'aimaient » 3. « Je n'ai personne qui me connaisse et à qui je puisse me montrer tel que je suis; je suis obligé de dépouiller mon être réel, et de me montrer autre que je suis pour m'entendre avec mes parents et les quelques personnes avec qui j'ai encore quelques relations*. » Sans doute, dans les moments difficiles, il pousse au sombre sa situation et jette des cris de détresse. A l'en croire, il serait alors « prêt à sombrer dans un sourd désespoir », et obligé « de se rendre insensible par une sorte d'abêtissement et de stupeur, pour ne pas voir l'horreur de son état» : « Je n'ai plus qu'à m'oublier moi-même et tout ce que j'ai été... Encore deux ou trois années comme celle-ci et je suis irrémédiablement perdu!... Le génie d'un ange finirait par succomber ! 5 » Mais sitôt que les chances de se maintenir en place s'amélioraient, il ne songeait plus « qu'à planter, comme le prophète Jonas, une citrouille, et à s'asseoir à son ombre pour regarder la ruine graduelle de sa ville avec cette tranquillité que Lucrèce attribue à celui qui regarde, du sommet d'un promontoire la rage de la tempête et le naufrage d'autrui » 6.

A travers ces éclats, par lesquels le chancelier cherchait à réchauf-

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ern, pi di rleill i il mourut en 1772. Sophie La

Rochi s'erti] I03 a pour l'éditi i p. 240 s.).

Elle évoque son souvenir dans : Melusinens Sommerabende (1806), p. xxiv. Cf. Si hwab. Vri ht., i. ' I bderiten,

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