‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 303 sur 505 · Bibl. der Sch. Wissensch., I. St. 111, p · texte numérisé non relu

Bibl. der Sch. Wissensch., I. St. 111, p

3. W., qui avait reconnu qu'Agathon est plus scandaleux que Don Sylvio (D. Br., I, p. 7), déclare un peu plus tard : « Dem Agathon wird es nicht besser gehen, ungeachtet in dem Gesichtspunkte, worin ich ihn ansehe, niemals ein unschuldigeres Buch geschrieben worden ist. »

4. Lettre de Iselin à Frey, du 9 sept. 1767 (inéd.) : « Je vois bien que ce n'est pas là son intention, et que ce n'est pas faute d'avoir su développer les lueurs de vérité qui s'étaient présentées à son esprit, qu'il a mêlé dans le roman le plus singulier les choses les plus absurdes et les plus fausses avec d'autres excellentes. »

A Hirzel, Iselin écrit quelques jours plus tard (12 sept.) : « Und mir daucht, er (W.) weiss gar nicht, ob er an die Tugend glauben soll oder nicht. » (Arch. f. Litgesch., XIII, p. 217).

5. Lessing, Dramaturgie de Hambourg n° 69 (Hempel 7, p. 347).

6. Roth I, p. 83 s. Loebell (o. c, p. 166 ss.) pense que le propos ne concerne pas Agathon, mais un conte comique, Combabus probablement.

7. Lettre inédite à Iselin, du 10 sept. 1767 : « Was meiner Neigung zuwider war, ist der Anstrich von bitterer Laune, mit welcher H. W. nunmehr die menschlichen Dinge zu betrachten anfàngt. Es scheint... vvie er aus Menschenliebe fast zum Misanthropen wird. Zehn Jahre làngerer Erfahrung werden ihn wahrscheinlicher Weise in die gleichmiitige Gemutsverfassung setzen, die iiber Bewunderung und Unwillen gleich weit hinweg ist, und die er bei seinem Archytas so meisterhaft beschreibt. »

8. Bodfmann : Von und an A. v. Haller, p. 72. Le compte rendu des GOtting. Gel. Anz. 1766 (16 juin) est encore assez réservé.

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défendre x. Si Bodmer n'y voyait que du grec 2, d'autres trouvaient le roman trop français 3. Dans l'ensemble, la critique restait désemparée devant cette chatoyante ironie, cette pensée ambiguë4. On avait l'impression de tomber d'un piège dans un autre, selon la remarque de Fr.-H. Jacobi6.

C'est que l'auteur ne se décidait pas à renier son personnage, à prendre le parti du monde contre lui. Bien que persuadé « que les germes de l'enthousiasme et de la superstition... ont toujours produit un important dégât dans le domaine de la saine raison et de la société... », il savait que ce sont là des tendances naturelles « qui ont des effets utiles », soit en tant que « vis inertiae » de la nature, soit comme « ressort des grandes passions » 6. Il ne les condamne que jusqu'à un certain point, par respect humain et par prudence, mais non sans restriction. Il penche vers Aristippe, comme s'il souhaitait, d'après Iselin, qu'on dise de lui : Omnis Wielandium decuit color et status et res 7. Mais, qu'il accentue le caractère rationaliste par réaction contre le « romantisme » de sa jeunesse, à la satisfaction de Mcinhard 8, et de Lessing, il ne s'en dérobe pas moins au réel, déjà par l'éclairement oblique de la vie morale, par la réflexion ironique et le mélange des coloris, par les allusions satiriques à la situation politique de son époque. No rapportait-on pas certaines boutades narquoises à l'égard des grands, à des circonstances particulières, les scandales de la cour

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