‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 302 sur 505 · a. XI, 2; c. XIII, 1 (H. III, p · texte numérisé non relu

a. XI, 2; c. XIII, 1 (H. III, p

4. Horn, p. 72 s. : « Vous avez trouvé de la bile dans ma seconde partie de l'Agathon. Cependant la critique, ou si vous voulez la satire qui y règne, est bien douce, en comparaison de celle de Mr. Arouet. •

.">. Horn, p. 62 s.

« assez frivole », qui renfermerait « la fine fleur de la vraie philosophie, et une espèce d'histoire naturelle, critique, et un tant soit peu comique, de notre âme, cet incompréhensible je ne sais quoi, dont Pascal a si bien connu les contradictions, et si bien prouvé, par son exemple, la grandeur et les faiblesses » 1.

Ce courage aigri de la vérité, cette renonciation pénible à l'illusion, produisit d'abord une impression décevante : « Une toile de Raphaël traitée par Callot », jugeait la Bibliothèque de Klotz2. Cela n'était-il pas plus dangereux que la frivolité des contes?3 Iselin se demandait si Wieland, dans le dessein de « rendre ses égarements respectables », ne laissait pas entendre que la vertu n'est qu'hypocrisie 4. Ne disait-on pas aussi que Lessing, qui pourtant rendait justice à l'esprit philosophique du roman 5, faisait des réserves sur sa teneur morale?6 Les moins prévenus, comme Mendelssohn, flairaient un relent de pessimisme pyrrhonien qui offensait leur foi rationaliste 7. H aller craignait que Wieland ne tournât au Crébillon 8, tandis que Zimmermann n'osait pas le

1. Horn, p. 62 : « Que dites-vous de cette idée? 11 y a longtemps qu'elle me hante; et je suis enfin résolu à faire de ce poème mon ouvrage principal, et celui par lequel je souhaite de vivre après la mort, au moins en qualité de poète. »

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