‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 318 sur 505 · Goethe, Logenrede, Jub. Ausg. 37, p · texte numérisé non relu

Goethe, Logenrede, Jub. Ausg. 37, p

durer » \ II s'avisa que c'était le livre qui attesterait « qu'il n'a pas vécu en vain » 2. Il s'appliqua à le nettoyer en conséquence, à le rendre le plus digne possible d'affronter la postérité 3. Il trouvait encore beaucoup à corriger 4 à un ouvrage que Blankenburg, en 1774, avait déjà rendu classique, en le donnant comme le modèle d'une forme nouvelle du roman, dans laquelle le chemin de la vie se trouvait éclairé : « Le caractère de Grandison agirait tout autrement, si Richardson avait montré les circonstances par lesquelles Grandison était devenu ce qu'il est ». Mais il regrettait aussi qu'il y manquât l'accent du terroir, le caractère national5. Effectivement, Agathon était le roman d'un esprit, plutôt que d'un individu.

S'il se recommandait par son allemand francisé 6, il décourageait d'autre part la traduction par son allure traînante et son style embarrassé, ses périodes « méandriques » 7. Il n'était, pas plus que son auteur, ni d'ici ni d'ailleurs : une œuvre composite, à laquelle manquait la chaleur du cœur, tout comme à la statue de Zénéide, qu'Idris cherche à animer. Werther n'allait pas tarder à faire oublier cette dialectique du sentiment, et Wilhelm Meister, un

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