‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 320 sur 505 · Cf. A. Br., II, p · texte numérisé non relu

Cf. A. Br., II, p

7. Bôttiger, p. 259; A. Br. II, 285. La D. Bibl. le relève déjà, ainsi qu'ADBlung : Ùber den d. Slyl. 1, 1785, p. 261 s. Sur la langue et la forme, cf. Thalmayr : Ùber Wielands Classizitàl, Sprache und Stil. Progr. Pilsen. 1894. Voir Proleg. VII, p. 15. La première traduction française est celle de Fresnays : Histoire d' Agathon, ou Tableau philosophique des mœurs de la Grèce (1768). Du même trad. parut la même année une version française des Sympathies et 25 ans plus tard une trad. de Diogène:ie Tonneau de Dwgène (2 vol.. Paris an X). Elle fui suivie de celle de F. Bernard (1777) dont l'extrait donné à la bibliothèque des romans fit protester W. (Merkur 1780. IV, p. 41 s.). Au début dn xixe siècle parut encore l'adaptation de Ladoucette, sous le titre de » Philodés » (1802). Cf. SÙpfle, o. c, p. 41 à 45.

peu plus tard, lui substituera l'apprentissage effectif de la vie 1. Agathon ne sera plus qu'un conte moral, mais, à ce titre, représentatif de la génération littéraire qui précède le Sturm und Drans.

1. E. Stahl : Die religiose und die humanilàtsphilosoph. Bildungsidet und die Entsiekung d. deuisck. Bildun gsromans im 18. Jaltr. Bern, 1934; Schlagenhaft, o. c . ; MeliUa Gerhard : D. deulsclie Enttvicklungsroman bis zu Gœthes Wilhelm Meister, Halle 1926; H. VVeil : Die Enistehung des d. Bildwigsprinzips, Diss. Oôttingen 1930. P. Stolz. Dcr Erziehungsroman als Tràgerdes tvecliselnden Bildungs ideals in der 2. Hiilfle des 18. Jahrhts. Diss. Muai lien 1924.

Si, à la place de la deuxième partie d'Agathon, Wieland envoya à Gessner, en octobre 1763, le manuscrit d'un petit roman « qui donnera à rire aux sages et aux fous, et n'ennuiera que les gens austères s1, ce n'est pas seulement qu'il ait eu « à se détendre les fibrilles, en tirant de son propre fond, qui ne manque pas d'extravagance, quelque chose d'aussi peu raisonnable que possible ». Sans doute, cette « débauche d'esprit », au milieu des « agitations les plus pénibles », a pu servir à suspendre le sentiment de ses maux, alors qu'il se disait « accablé de désastres et de vexations » 2.

Mais elle a d'abord servi, dans la situation critique où était arrivée sa liaison avec Christine, à lui procurer les ressources dont il avait besoin. Ainsi qu'il l'avouera sans ambages, Don Sylvio a été le premier ouvrage qu'il ait écrit « pour de l'argent » 3. Aussi a-t-il été composé à toute allure : Wieland a mis moins de six mois à rédiger les deux volumes 4. Le roman ne pouvant paraître en Suisse, « où l'on n'entendait pas raillerie, et où il serait condamné

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