‹ C.M. Wieland, la formation et l'évolution de son esprit jusqu'en 1772Chapitre 336 sur 505 · p. 231, 242, 247. Cf. U. Br., I, p. 173 s · texte numérisé non relu

p. 231, 242, 247. Cf. U. Br., I, p. 173 s

4. Selbstschdderung, p. 46 s. Cf. Gruber", II, p. 411, et Gruber l, I, p. 181 SS.

5. D. Br., 1. p. 22 s. : « Letztere (Aurora) hat sogar meinen alten ehrwiirdigen Protektor, den (Irafen von Stadion, von seinem wohl hergebrachten Vorurteil wider die deutsche Poésie bekehrt; er wunderte sioh gar 7.u sehr, dass man das ailes in deutscher Sprache sagen konne...; cf. p. 204 s. : » Irh habe unter meinen Nachbarn ein Paar hochgeborene Damen, welche, ungeaclitet sie Stiftsdamen sind, in meine Erzahlungen verliebl sind. »

désigner d'un mol les plaisirs innocents, où je suis homme » 1T Wieland aurait pu invoquer plus justement son rôle d'humoriste, en compagnie d'esprits émancipés et irrévérencieux, dont on raffolait à Warthausen, les Parny, Piron, Gresset, Dorât, Crébillon ou Voltaire. S'inspirant de l'exemple de Lucien, cet « ironiste délicieux », pour déshabiller les déesses des salons 2, il n'en avait pas tant à l'imposture de la vertu qu'au prestige de la fortune et du rang. Il persiflait plutôt qu'il ne moralisait. Il ne se moquait pas de la société elle-même, dont il appréciait les agréments; il lui donnait à rire par le travesti. Il lui présentait la caricature de ses mœurs et de ses plaisirs, sous le verre grossissant de la mythologie ou de la fable, par badinage et non par impiété 3. Du même coup il raillait son propre idéalisme sentimental, enlevant à ses « déesses de jadis » l'auréole qu'il leur avait attribuée. S'il a pu paraître plus offensant que Rost 4, c'est qu'il renouait avec une tradition plus frondeuse que l'anacréontisme de Uz, de Gerstenberg et de Gleim 5.

C'est par une imitation de Prior, publiée seulement en 1770 6, qu'il s'était fait la main à la peinture légère et galante. Si, sur

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