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voudrait Weisse et Boie l, ni même ne rivalise avec Ricciardetto, voire, pour le clair-obscur, avec de Bernis, comme le disait Klotz 2, il apportait à la poésie allemande un peu de légèreté enjouée et de gaieté méridionale; il ranimait le plaisir par l'expression et le rythme, incitait à l'aisance, à la délicatesse du langage poétique. Selon G. Jacobi, il était difficile d'aller plus loin dans le fini du vers3. Cependant, en ce premier état, Idris était encore loin de la régularité relative que Wieland lui donna par la suite 4. Ne pouvant venir à bout des difficultés de la stance, il s'était fait « de la nécessité une vertu », en déliant le vers, et en s'accordant une liberté que le caractère de la langue semblait exiger5. Il s'en donnera d'ailleurs lui-même un démenti, en refondant la versification, au détriment peut-être de la fantaisie et de la pétulance du premier jet.
Bien qu'achevé seulement à Erfurt, en 1770 6, après une interruption d'une année, Le Nouvel Amadis procède de la même veine « rabelaisienne ou hudibrasienne » que les Contes Comiques 7, avec pourtant une pointe d'humour, ajoutée par le dépit causé à Wieland par sa rupture avec Warthausen, et aussi par la « collusion » dans son esprit de la Reine des Fées et du Voyage Sentimental 8,
1. Weisse à L. v. Hagedorn, août 1768. (E. Kirchner : .4 us Briefen Weisses an Ch. L. von Hagedorn, Euph., XI, p. 431; L. Schucking : Sechs Brieje H. Chr. Boies, Euph., VIII, p. 662. Cf. H. Tribolet : Wielands Yerhallnis zu Ariosl und Tasso (Sprache und Dichtung, hgg. von H. Maync und S. Singer, Berne, 1919, H. 22).