Cf. Vorbericht et D. Br., p
4. En 1775, le Merkur (I, p. 164 à 170) se réfère à la traduction allemande pour signaler les emprunts faits par l'Arioste. (H. 36, p. 361 à 364.)
5. Vorbericht, 1771, où Wieland cite une édition vénitienne de Fabio et Agoss tino Zappini (1781). — D'après quelques extraits, il juge cette œuvre très inférieure aux éloges qu'en fait l'introduction de Ludovico Dolce. En 1774, ayant eu l'occasion de prendre l'ouvrage en mains, Wieland y voit « ein ehrwiïrdige-
serait-ce seulement pour berner les critiques, « qui n'ont pas remarqué dans les Contes les passages où Lucien parlait par la bouche de l'auteur » 1. Le titre ne justifie que l'utilisation arbitraire des décors, de la fiction féerique et chevaleresque, de l'allégorisation de l'Arioste et de Spenser pour une mascarade satirique. Wieland ne retient que les procédés typiques, qui font valoir, par opposition, la futilité de sa fable 2. Le charme du fantastique fait place à la caricature burlesque, pour laquelle le poème de Spenser offrait un prétexte engageant 3. A nouveau, la fantaisie comique d'Hamilton fournissait la trame du travestissement, pour lequel Crébillon et toute la littérature légère étaient mis à contribution 4. Mousseline la sérieuse et Cristalline la curieuse ne se trouvaient pas déplacées parmi les filles de Bambo. Ainsi qu' Arioste l'avait fait des Amadis, Wieland exploitait d'un cœur léger le conte féerique. Signor Ludovico, dove avete prese tanto? « Et que vous importe, répondait Wieland aussi gaillardement, si j'ai réussi à égayer le chagrin et à faire rire le plus sage par un salmigondis de things unattempted in prose or rime?& » Le Nouvel Amadis n'est toutefois pas un conte bleu, mais bien « une oeuvre originale qui ne ressemble à aucune autre »6; plus qu'un pastiche ou une turlupinade, une manière de roman burlesque à fond sérieux 7; le « demifrère d'Agathon », selon l'auteur lui-même.
Denkmal des Charakters seiner Zeit, und als ein Abdruck des Geistes und Her zens seines Urhebers beachtungswert. »
Les indications du Vorbericht de 1771 (inexactement reproduites en tête de l'édition définitive) ont dû être rectifiées avec le secours du comte de Tressan, dont Wieland avait acquis la traduction libre. (Amsterdam, 1779.)