X, str. 24 (H. XVII, p
7. XV, str. 33 s. (H. XVII, p. 150); XVI, str. 18 ss. (H. XVII, p. I..7 s.). S. IX, str. 6 (H. XVII, p. 85).
le masque. « N'en déplaise à Platon, le plus beau visage ne prouve rien pour l'âme, pas plus que l'étiquette dorée pour l'âge du vin 1.» Il le donne pour ce qu'il est, sans le séduisant idéalisme de Winckelmann 2. Une fois dénoncé le secret caché in laeva parte mamillœ, le « monde des idées » doit reconnaître la vis centripeta de Bufïon 3. Mais que devient le plaisir du jeu, l'attrait du mensonge? Pas plus que la forêt vierge qui entoure le palais de Tulpan, la fiction ne conserve de mystère. Aussi factice qu'un théâtre de marionnettes, elle n'occupe que les yeux, montrant des silhouettes sans consistance, presque honteuse devant la réflexion « socratique ». Ce comique sans âme est prêt à se résoudre en sagesse 4, à s'effacer devant l'empirisme désabusé de Hagedorn ou d'Horace, que Wieland invoque comme ses maîtres 8. Car cette vision caricaturale détruit le solide de la raison; détachant la vie de ses relations normales, elle l'éclairé par le dessous au moyen du faux-jour de la réflexion « socratique », elle lui enlève ses proportions et son équilibre. Dans le jeu des impressions, la conscience va à la dérive, sans bouée ni rivage. Comment distinguer le vrai du faux, alors que tout fuit, qu'il faut renoncer à connaître le visage des actions, à prendre pour vertu ce qui n'est que nuance de sentiment, illusion encore6. L'héroïsme ou la divagation, il n'importe; la destinée n'a plus de sens. Il n'est qu'à se divertir au spectacle de la folie universelle, en évitant les moulins à vent de la spéculation. L'intelligence savoure son affranchissement; détachée des choses, elle se confie à la fantaisie esthétique.
A cet égard, Amadis était la contre-partie d'Agathon 7. Celui-ci renonçait à un monde décevant pour se sauver lui-même; et voici