A. Br. I, p
4. A. Br. I, p. 11 0. W. devait collaborer au Crito. Il avait même envoyé 2 art., l'un sur l'Élégie tibullique de Klopstock, l'autre sur la Messiade (Stâudlin p. 230, 232, 269 s. ; Zehnder, p. 504). Cf. Budde, o. c, p. 265.
5. Cf. Ode : Die du, als mein Geschick mich zu der Erde rie]... A I, p. 449 : « Freunde hôret mir zu, und euer edles Herz/ Schlage starker in euch, wenn ihr mich singen hôrt/ Dann erinnert mich oft : Freund, lass dein Leben stets/ Lehrend wie deine Lieder sein. » Bodmer dans les Neue critische Briefe, 1, 54, p. 383 s. : « Ich bin versichert, dass ein angehender Poet, der die Liebe nach dem Plato-
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Se moque qui voudra du « vénérable adolescent que le patriarche a mis dans son sac », comme le fait Gessner 1. Wieland est pénétré de ses obligations de disciple; il combattra les ennemis de son maître, les esprits endurcis qui ne rendent pas justice aux Patriarcad.es 2. Il leur réserve une dunciade qui, pour la verdeur de l'invective, n'aura sans doute rien à envier à celle de Pope3. Avec l'ardeur d'un zélateur, il prend parti, non pour la vertu et la religion, mais pour son maître, sans distinguer entre le dévouement et son goût. Il n'est cependant pas assez bodmérien pour être capable de commettre un pastiche aussi déconcertant que cet hymne à Dieu, qui lui a été indûment imputé 4.
C'est dans une attente joyeuse que je vois venir l'époque où, sous votre direction, dans le commerce des belles lettres, rempli d'un noble
nischen System ausdriickte, sich mit der neuen Idée in ein grosses Ansehen bringen kônnte... Erwiirde... die Liebe vorstellen, die ihren Sitz in dem Gemùte des Weisen hat, in welchem der Affekt... sich reinigt und in Tugend verwandelt. >
1. Zehnder, p. 512, 689; Euph. Ergz.h. 3, p. 85. Bodmer écrit à Zellweger que les anciens amis de Klopstock sont furieux. « Sie sagen, er (Wieland) sei ein venerabler alter Jiïngling, den Bodmer bilden kônne wie er wolle; er liesse sich in einen Sack schicken. Sie wollen auch ein Werk schreiben von der Bestimmung der Bratknopflin, das ist eine von ihren Liebiingspeisen, bei einem unsocratischen Glase. Der Doctor (Hirzel) ist der ârgste... »
2. Bodmer à Zellweger, 12 oct. 1752 (Euph. Ergzh. 3, p. 85) : « Sie werden in dem Gedicht von der Wûrde sehen, wie stark der junge Mensih mir dienen kann... Wieland hat hier und da, vornehmlich in seiner Beurteilung des N'oah, auch Gedanken eingestreut, die vermutlich den Mund aufnôligen werden. Ich furchte zuweilen, dass Gleim und die Braunschweiger sich getroffen finden und so lautschreien, dass ein oiïenbarer Bruch unter uns erfolgen muss... » En réalité, l'épître passa presque inaperçue jusqu'à sa rééd. dans les Fragmente. Uz alors y répondra dans son épitre à Christ. Dans le Vorbericht de 1762 (A 1, p. 462) W. s'excuse de sa vivacité juvénile. En 17 70, il supprima cette épïtre des Poetische Werke.
3. A. Br. 1, p. 56 s.; et. p. 106 : « Ich wollte lieber in die Acht und Aberacht und in den Bann zugleich getan sein, als an Herrn Gottscheds Stelle stehen, der eine Infamie auf sich sitzen hat, die das atlantische Meer nicht abwaschen kann. »
4. Cf. Hymne AI, p. 436 ss. (Cf. Proleg. I-II, p. 29; Euph. Ergzh. 3, p. 73,75, 77). Bodmer a dû soumettre à W. cet hymne comme l'œuvre d'un ami. (A. Br. I, p. 95, 97). Sur son authenticité, le doute n'est guère possible. Bodmer l'aurait reçu de Berlin, avec une L. de Sulzer du 12 juin 1752 (Kôrte, p. 184). W., qui en reçut un exemplaire à Biberach, ne put se refuser à la trouver « tout à fait de son goût », et fit remercier Sulzer par Bodmer le 1 4 juill. Le 6 sept, il écrit à Bodmer l'intérêt que prend son père à la Noachide et à cet hymne, qui le touche malgré sa formo héxamétrique, à laquelle le pasteur n'est pas fait. (Euph. Ergzh. 3, p. 82). Parlerait-il ainsi d'une de ses productions? 11 ne l'a jamais revendiqué ni compris dans aucun recueil de ses œuvres. L'hymne fut imprimé dans : Frag-
zèle, je m'attacherai de plus en plus à la vérité et à la vertu. Ce sera pour moi une époque dont j'espère me souvenir dans l'éternité 1.
Dans ce sentiment Wieland s'embarqua, à la mi-octobre, pour Zurich, le cœur apaisé : Sophie était enfin arrivée pour une dernière entrevue. Il ne la retrouvera, mariée et mère de famille, que neuf ans plus tard.
mente in der erzdhlenden Dichtarl von verschiedenem Inhalte (1755), sous le titre : Hymne auf die Grosse und Gûle Gottes, avec d'autres pièces de Bodmer et de \V. (Hirzel, p. 73, note). Bodmer de son côté n'a jamais donné cet hymne pour une œuvre de W. Il semble même lever le masque, en se défendant vis-a-vis de Hess d'avoir écrit deux vers particulièrement ridicules (Zehnder, p. 57); Sulzer ne doute pas de l'origine de l'hymne (12 juin 1752) : « Dès que vous reconnaîtrez comme vôtre ce morceau, éminemment digne de votre plume, il vous sera loisible de rétablir (pour les deux vers en question) le texte primitif. » (Kôrte, p. 184). 11 s'agit des deux vers suivants, qui auraient choqué sa femme en lui donnant « des idées charnelles » : « Willst du Schimmer haben, so ist er in seinem Gesichte. Ihm steckt unter die Schenkel der Herr ein Polster von Fette. » Vers corrigés ensuite comme suit : « Suchst du die himmlische Wonne, sie strahlt auf seinem Gesichte. Ihm giesst der Herr in die Adern Gesundheit und frôhlich Geblùte. » Dans l'ex. de Bodmer (Mscr. à Zurich) on trouve la version suivante : ■ Suchst du himmlische Wonne, die strahlt auf seinem Gesichte, ihm ist unter die Schenkel ein Polster von Fette geleget. » L'examen du texte le confirme : même pour un pastiche, il serait indigne de W., aussi bien dans son fond que dans sa forme. L'auteur du Cantique à l'amour était incapable d'avoir de Dieu cette idée despotique. La lourdeur métaphorique ne le cède qu'à l'étrangeté et à la trivialité. Budde a d'ailleurs été frappé du ton bodmérien (o. c, p. 215). A remarquer enfin que le fragment d'une lettre qui accompagne l'hymne doit défendre la poésie patriarcale contre l'indifférence des cercles littéraires du nord, une supercherie bien bodmérienne. Les Freym. Nachrichten, qui en rendent compte, en 1753 (n° 33), espèrent qu'une telle poésie barrera le chemin au dévergondage de certains écrivains. Peut-être faut-il songer à une réplique à VHymne à Dieu de Klopstock, dont Haller blâmait l'extravagance erotique (Gôttinger Gel. Anzeig. 1752, p. 248). Cf. Haller à Bodmer, 26 mai 1752 : Hirzel, Hallers Gedichte CGXGVHI; et à Tscharner, 9 avril 1752 : HAMEL.BriefeZimmermanns, Wielands und Hallers à V. B. Tscharner 1881, p. 76. L'hymne se présente comme une parodie de celui de Klopstock, d'où peut-être l'anonymat cherché. Sur l'ex. de Zurich, 11 vers, écrits de la main de Bodmer, semblent indiquer l'intention d'une refonte. Cf. Zeitschr. fur d. Philol., p. 55 (1930), p. 352 ss. où Steinberger arrive à la même conclusion.
1. A. Br. 1, p. 120 s. (18 oct. 1752). Le départ eut lieu le 15 octobre.