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MESSAGE

bonnet, mon bel ami, venez çà. L'on tous charge B'uD illustre message, illustre même à tousI —

382 LA CAMPACNK,

Or, comme voua allez nu un pays fort doux, Chaussfîz les souliers fins, prenez le manteau large

Coiffez un blanc plumet, revêlez vos bijoux, — Les plus beaux! Évitez cependant la surcharge. Bien ! Prenez ce vélin fleuri d'or sur la marge : Et, maintenant, volez à nos jeunes époux.

S'ils ne sont pas au bord du ruisseau, sous le tremble. Tournez vers les maisons. Deux voix chantent ensemble; Si vous reconnaissez Palestrine ou Mozart,

C*est là. Dans le logis pénétrez sans retard,

Et, de votre aspect grave étonnant ces demeures,

Annoncez qu'aujourd'hui nous dînons a cinq heures.

fcKS TROIS MAITRES.

AYDEN est la candeur qu'un feu céleste anime ; Il ne voit point le mal, il ne l'a point connu.

Il réve, il prie, il chante. £n son cœur ingénu Il croit B'étre qu'heureai alors qu'il est sublime

Plus grand à Toeil trompé qui mesure sa cime,

Plein de force et d'orgueil, Beethoven est venu A ses accords se mêle un cri mal contenu. Un cri dése^ré qui s'éteint dans i abîme.

L'un est trop reposé, parfois l'autre est hagard.

Entre eux deux, à mon gré, l'homme vrai, c'est Mozart;

Je sens en lui toujours vibrer la corde humaine.

Il a le repentir, Tespérance et les pleurs, Et la joie attendrie, et la douleur sereine, Et dans le précipice il cueille encor des fleurs.

LETTRE A UNE RPLORl'l

icnz TOt pleurs, madame, et votre épaule, Si vous voulez — mais, là, sincèrement, -^ Que le bon Dieu calme votre tourment; Ne chantez plus la ronasce du Saule,

384 La campag^ce,

C'est II coutume aux dames de la Ga'Je

D'avoir le cœur en plein déchirement.

Et de rogner trop sur le vêlement :

Leur deuil n'est triste, hélas! que de son r^Aa,

Donc il faudrait qu'un ange vint des cieux Pour élancher les pleurs de vos beaux yeux. Et vous brillez un peu plus qu'une étoile...

Dame, Dieu fil les anges, s'il vous plaît, Pour admirer la beauté qui se voile £t consoler la douleur qui se taiL

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