‹ Ça et làChapitre 24 sur 46 · LA CA M F» A GUE · texte numérisé non relu

LA CA M F» A GUE

De vrai, toul prcoail un autre air, Et jusqu'au piano lui-môme !

Il chantonnait : « Dps doigt* que j'aime, « Me rendront Mozart cet hiver. »

Non, non, je n'Irai plus! Rapide, Rêvant le calme de Paris, J'ai fui ces lieux. — Et j' -i comprN Ce qu'était le palais d'Armide...

Il est fort gros, ce compliment !

Tout bien pesé, je le supprime.

Mais que mettre en place?... La rime M'est incommode en ce moment.

Depuis une heure la quinteuse

Se refuse à dire ceci :

(( Madame, je suis bien ici ;

« Mon humeur n'est plus voyageuse,

« Nous sommes quatre ou cinq reclus, if Dans les sables, comme en cachette; « Là nous avons une épinette « Et des livres vingt fois relus.

« On chante, on cause, on se promène, « On reste seul autant qu'on veut, « Et les enfants seuls font un peu c Retentir la parole humaine.

« Pas de journal; aucun marchand « De (m dit ni de ritournelles;

t Le barbier donne ses nouvellan, « La fauvette donne son chant.

« Aucune dame qui s'ennuie,

« Aucune fille à marier;

« Point de ces gens faits pour brilleft

« Si terribles les jours de pluie.

« On se lève avec le matin : « Soleil et bois, mer et prairie, « Fleurs de bruyère, odeur de thynn, « Rien qui n'embaume et ne sourie.

« Les champs, la musique et la mer • Remplissent nos promptes journées:

« Sans emporter un songe amer « Les heures passent étonnées* «

Ali

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