LES FRUITS DU CLOITRK
Mon cœur n'a-l-il pas votre amour f Mes yeux n'ont-ils pas vos merveilles f Vous êtes là durant mes veilles.
Vous me donnez le pain du jour.
Que mon chemin soit plus austère.
Que j'y traîne lout seul mes pas :
Est-il un chemin solitaire Où l'on ne vous rencontre pas T
Je ne yeux pas jouer un rôle :
Puisque je dois, par ma parole* Inspirer Tamour de la croix.
Je veux vivre comme je crois.
Mais sans vous, ô mon Dieu, je tombe ! Mes desseioB ne sont que n(^ani.
Le mal est fort comme uu géant; Il me jettera dans la tombe...
LVMlilB.
Du flot des passions dans mon cœur assailli. Quand le combat voulait ma force et mon étude* Tai pris avec le mal une lAche habitude, El deyant tei, Sei^ueur, tous mes pas ont failli.
480 LES KRUIT» DD CLOITRl.
Dieu de toute bonié, lu ne m'a5 point liai Je fus enveloppé de ta sollicitude.
Ah ! je vois la clémence et mou ingratitude : Toujours tu m'as aimé, toujours je l*ai trahi.
Mais lorsqu'à ta servir ma volonté s'enflamme. Quand je veux être tien et te donner mou âme, Hélas I Seigneur, je sens les langueurs de ma foi !
Romps le mal qui me lie encore à son empire, Traîne-moi par ta force au grand but où j'aspire* Aecable-moi de fers qui m'attachent à toi !