‹ Ça et làChapitre 35 sur 46 · LES FRUITS DU CLOITRK · texte numérisé non relu

LES FRUITS DU CLOITRK

Mon cœur n'a-l-il pas votre amour f Mes yeux n'ont-ils pas vos merveilles f Vous êtes là durant mes veilles.

Vous me donnez le pain du jour.

Que mon chemin soit plus austère.

Que j'y traîne lout seul mes pas :

Est-il un chemin solitaire Où l'on ne vous rencontre pas T

Je ne yeux pas jouer un rôle :

Puisque je dois, par ma parole* Inspirer Tamour de la croix.

Je veux vivre comme je crois.

Mais sans vous, ô mon Dieu, je tombe ! Mes desseioB ne sont que n(^ani.

Le mal est fort comme uu géant; Il me jettera dans la tombe...

LVMlilB.

Du flot des passions dans mon cœur assailli. Quand le combat voulait ma force et mon étude* Tai pris avec le mal une lAche habitude, El deyant tei, Sei^ueur, tous mes pas ont failli.

480 LES KRUIT» DD CLOITRl.

Dieu de toute bonié, lu ne m'a5 point liai Je fus enveloppé de ta sollicitude.

Ah ! je vois la clémence et mou ingratitude : Toujours tu m'as aimé, toujours je l*ai trahi.

Mais lorsqu'à ta servir ma volonté s'enflamme. Quand je veux être tien et te donner mou âme, Hélas I Seigneur, je sens les langueurs de ma foi !

Romps le mal qui me lie encore à son empire, Traîne-moi par ta force au grand but où j'aspire* Aecable-moi de fers qui m'attachent à toi !

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