LES FRUITS DU CLOITRK
Mon ftme est dans un (rouble extrême t Jusques à quand, Dieu de pardon, Porterai-je ton abandon?
Tu reviendras. Seigneur, je Taima.
Ah ! reviens et délivre-moi Retire-moi, par ta clémence, Des lieux d'opprobre et de démenée Où l'on n'espère plus en toi.
Délivre-moi, car je succombe.
Je veux célébrer tes grandeurs :
Comment ferai-je si je meurs l Qui te bénira dans la tombe 7
Du sommeil cher aux malheureux Je ne sais plus goûter les charmes* Et j'ai tant pleuré que les larmes Ont éteint le jour dans mes yeux«
Vous, entre qui je me consume Mercenaires d'iniquité, Yotre vil salaire est compté ; Disparaissez, infâme écume !
Yous me preesex comme les flots.
Aussi flers que la mer qui monte; Disparaissez couverts de honte :
Le Seigneur entend mes sanglots I
4â2 LMH FRUrib ou cluitai.
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JLBTRE fhlÈRI.
Ceux qui sans motif me haïssent
Par Tenfer sont multipMés ;
Mes anciens compagnons trahissent
Les serments qui nous ont liés.
La haine est attachée à moi comme mon ombre,
Elle m'épie et suit mes pas.
Et me fait mille fois, par ses œuvres sans nombre.
Payer ce que je ne dois pas.
Pourtant de leur fureur savante
Je crains peu TefTort soutenu :
Mais, Seigneur, ce qui m'épouvante,
C*est mon péché, qui t'est connu ! 0 Dieu plein de bonté, couvre de ta démenée
Le ma) que devant toi j'ai fait ; Épargne à tes enfants cette douleur immense !
Ne mets pas au jour mon forfiiit !
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Ali Tii riitaB ^
Regard e en pîtî(* ma misère, De la fiice illumintMnoi ; Je verrai clair à la lumière* Ton serviteur suivra la loi.
Bienheureux l'homme de prière.
Qui marche. Seigneur, devant toi I De la face illumine-moi, Je verrai clair à ta lumière.
Gloire au Seigneur Dieu ! Gloire au Vèr%
Au Fils né de la Vierge McVc,
A TEspril-Saint ! Esprit de loi,
Regarde en pilié ma misère.
De ta face illumine-moi :
Je verrai clair à la lumière
Ton serviteur suivra ta ioil
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AM LES rilUITS DU CLOITRE.
Yl
CONnSdlON
Ne me recherche pas, Seigneur, dans ta colère ; Que ton bras irrité ne tombe pas sur moi !
N'écrase pas le ver de terre Dont l'insigne folie a transgressé ta loi !
Tes flèches m'ont percé ; tes flèches, traits de flamme î Mon cœur est devenu comme un puits desséché ;
Ma chair souffre aulant que mon âme ; Je n*ai plus de repos depuis que j'ai péché.
Mon péché me submerge ; il pose sur ma téte^ Et sa corruption s'envieillit dans mes os.
Je rugis oomme la tempéie.
Je marche tout courbé; je succombe à mes maux*
Je meurs! (In Apre feu dévore mes entrailles, Bt ma livide plaie aux regards fait horreur.
Seigneur, tu brises et tu r?iJles, Ttt livres au péché Timbécile îHofaeur !
M€8 amis Dupont quitté, mes ennemis me pressent: GMtre moi tans relAche iU fiorment dea complota»
. Métitflur^rs tu9.,. i99niam.
Prit aux pièges qu'ils me dressent.
Mes pas sont enchaînés et mes yeux semblent «los.
Ils parlent, Je suis sourd, ou Je ne sais que dire : Les clartés de Tesprit, la vigueur et la voix,
Qnand leur méchancet('î conspire, Tout, par ta volonté, tout me manque à la fois.
Mais tu me restes, toi, Seigneur, malgré mon crime. Toi qui n'es Jamais sourd, toi (]ui m'exauceras.
J'ai crié vers loi de l'abîme.
Et toi que j'olfensai, toi, tu me sauveras.
Certes ! le châtiment m'est bien dû ; je l'accepte. J'ai péché, punis-moi ; je l'ai trop mérité 1
Mais sauve-moi pourlani. Excepte Mon Ame du prix lourd de mon iniquité.
Contre mes ennemis sois mon appui robuste.
Tu les vois plus nombreux, plus amers chaque jour ;
Tu sais que leur haine est injuste :
Ils maudissent en moi le feu de ton amour.
rai dit à ces ingrats de vivantes paroles, rai dit qu'il faut t'almer, te craindre, l'obéir;
J'ai fait mépris de leurs idoles.
C'est depuis ce temps-là qu'on les voit me haïr.
Ils ont juré ma perte ; ils maudissent mon Ame ; Ils disent que Je fais les œuvres de Satan
Et que j'ai son orgueil infAme...
0 pervers! Dieu vous voit. Menteurs ! Dieu vous entend.
Il est trop vrai, j'oîTense, hélas! un Dieu que j'aime; Mais, il le sait, pour lui je suis prêt a mourir, vt n'aoi r.niiroiin; conlfe moi-mômc
Ki contre vous, sa main viendra me secourir.
Source de mon salut, mon Sauveur, mon bon Maître î Quand tu m'écraserais, j'espère encore en toi ;
J'ai montré ma plaie à ton prêtre ; i*ai péché, mais je pleure; accours et sauve-moi.
kWKtS LA GONrESSlON ^
« Du profond abtme
Vers toi j'ai crié, Moi, Seigneur, l'infime.
Le pécheur souillé :
Entends ma prière, Et du ver de terre, Seigneur, prends pitié !
« Si tu liens le compte De tous mes forfaits.
L'éternelle honte Me couvre à jamais I Père, sois propice !
9e profundis «temtff i.
LES FRUITS Dl GLOllAE. 487
Devant ta justice
Tout homme est mau?ils.
« La misf^ricorde Règne dans ton cœur; Ta 1) mtô déborde Sur riiiiinble pi'eheur:
Elle t'a fait i»(Ve; En elli' j'(>s|ière, Dieu libérateur!
c iMon àme frivole Put se détourner; Mais j'ai la parole.
Tu veux pardonner :
Je prends contiance; De ma délivrance L'heure va sonner !
« Du soir à l'aurore»
De l'aurore au soir.
Mon âme t'implore.
Ferme en son espoir.
Couronné d'étoiles.
Dans tes cieux, sans voiles, Je pourrai te voir.
c Ta grâce délivre 0 Dieu de bonté !
Je pourrai revivre Par ta charité.
Montre-moi la face; Sa splendeur efface Mon iniquité.