‹ Ça et la (volume 3)Chapitre 28 sur 74 · DIGRESSION SUR UN MAUVAIS LIVRE · texte numérisé non relu

DIGRESSION SUR UN MAUVAIS LIVRE

yu'uNE Cidalise de salon et de journal, qui songe à produire ses Mémoires quand la bise sera venue, je veux dire quand sa pauvre imagination sera éteinte et son visage ridé, et que l'heure aura sonné de demander le dernier morceau de pain au dernier scandale ; qu'une telle malheureuse, préparant d'avance l'opinion au récit de ses campements, raille, calomnie, vilipende les femmes d'honneur et de piété ; qu'elle plaigne même les victimes de leur zèle, et que son impure satire s'exerce à ridiculiser les bonnes œuvres, je le conçois.

Je conçois qu'un petit méchant cuistre à la solde d'un journal libre penseur, je conçois qu'un Trissotin pervers, qui méprise tout le monde pour quinze francs et qui vil en dehors de l'Église et des Codes, parle du même tonj que la Cidalise, son amie, sa sœur, sa jumelle, et soi!

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plein de bons mots purulents contre toute femme qui ne ressemble pas à ce type.

De tels êtres, plume en main, que peuTent-ils faire qu'insulter à la l)onne vie, à la -vertu, à Thonneur? Ils n'ont la connaissance du beau et du bien qu'à titre d'humiliation et de souffrance. Un beau caractère éclaire leur faiblesse d'un rayon qui les tourmente, et toute action généreuse est un affront qu'on leur fait. Ils éprouvent les mêmes rages auxquelles obéit la balayeuse en haillons qui tâche d'envoyer un peu de boue sur la dame habillée de soie et de velours : cette beauté, cette décence, celte noblesse de démarche et de maintien est à son ignominie une injure dont elle se venge comme elle peut Ainsi fait avec la plume et l'encre la truanderie lettrée des deux sexes. Point de remède ; il faut endurer cela, et d'ailleurs c'est peu de chose. Il n'importe guère, après tout, d'être vilipendé par madame une telle et d'être éclaboussé par un omnibus.

Mais qu'un homme du monde, qui n'a pas besoin pour montrer son esprit d'outrager ce que le sens public estime, donne pourtant dans ce travers ; que, pouvant prendre le haut du pavé, il se mette aussi à marcher dans le ruisseau ; que, pouvant saluer la noble dame et recevoir son salut, il piétine dans la fange pour lui en envoyer quelques gouttes, c'est ce que je viens de voir, et je ne le comprends pas.

Quoi ! vous aussi, élégant conteur ', vous venez dif-

» M. Mérimée, membre de l'Académie française et sénateur. J*ai oablié le tUrc de l'ouvrage qui m'a inspiré ces rétlexions.

famer les dames de charité ! De quel droit? Éles-vous femelle ? Avez-vous fait un sot livre ? Vous a-t-on fermé une porte honorable ? Vous faut-il quinze francs ? Et pour qu'on parle de vous, et que vous trouviez des pointes, est-il nécessaire que vous fassiez ce que les simples convenances interdisent aux simples honnêtes gens?

Vous n'aimez point les dames de charité, surtout vous n'aimez point certaines de leurs œuvres. Il vous déplaît, par exemple, qu'elles s'emploient à détourner quelques jeunes filles de la voie oh tant d'autres pratiques savent adroitement les engager. Mais voyez donc le travail de la littérature ! Faire à ces pauvres filles des discours, leur lire des prières, leur promettre une couronne de roses, un chapelet, un voile, pour les décider à rester honnêtes, est-ce plus coupable et plus méchant que de leur faire des discours, que de leur préparer des lectures, que de leur promettre des chapeaux et des bijoux pour les décider à perdre leur vertu ? On leur apprend des cantiques? La littérature leur apprend des chansons ! On les rend gauches ? La littérature les rend effrontées ! On les pousse au couvent? La littérature les pousse à l'hôpital, et par quels chemins !...

Gens d'esprit, qui tenez une académie où vous distribuez des prix de vertu en séance solennelle, l'épée au côté, avez-vous peur que les recrues manquent aux théâtres, aux guinguettes, à tous les couvents et à tous les temples que tous les vices entretiennent parmi nous? La part du vice est assez belle : il y a autant de prostituées dans la seule ville de Paris que de religieuses dans toute

la France. Tolérez donc que des mains compatissanles prélèvent une faible dîme sur les troupeaux livrés en tribut quotidien au Minolaure : contentez-vous de bafouer les dames de charité dans vos conversations; n'en riez pas dans vos livres. Et, s'il faut absolument que leurs soins pieux deviennent l'amusemeut des gymnases chorégraphiques, il y a cent besoigneux dans la République des Lettres qui s'en acquitteront aussi bien que vous. Patriciens , laissez à la vile plèbe cette vile besogne !

Je veux vous montrer qui vous outragez. Entrez avec moi dans une réunion de dévotes.

Celle qui se présente la première semble encore un peu haute, je l'avoue. On lit sur son front qu'elle est comtesse. Comtesse, en effet; noble de nom et d'armes. Dans sa vieille demeure, non la plus riche du pays, mais la plus connue des pauvres, une salle, au seuil de laquelle elle s'incline, contient les noms et les images de six siècles d'aïeux; et l'on y voit certaine statue de marbre, à genoux sur une tombe, œuvre du treizième siècle, qui est son portrait le plus ressemblant. Parmi ses ancêtres elle compte plusieurs chanceliers, plusieurs connétables, et, chose admirable, pas un de pendu ! Elle est fière de cela. Mon Dieu, monsieur le démocrate, si vous pouviez

ouverque vous descendez de Villon oudeMarot, oud'un

tard de Théophile, ou d'une cuisinière de Rabelais, n'en auriez-vous pas quelque vanité? Vous êtes de l'Académie, vous portez la croix d'honneur, l'Éléphanl-Blanc, le Faucon-Noir, le Nichan, etc., vous ne faites point fi de ces babioles! L'orgueil de ma comtesse ne l'empêche pas d'être

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ici présidée par une bourgeoise plus entendue qu'elle aux bonnes œuvres. Du haut de son arbre généalogique, elle ne regarde pas le pauvre monde aussi dédaigneusement que vous du haut de votre collet de laurier. Elle aurait bien quelque sujet de se targuer pourtant ! Avec celte beauté qui fut célèbre et qui n'a point tout entière disparu, avec celte fortune qui Ta jetée, dès ses plus jeunes ans, dans les séductions du monde, avec un mari qui ne fut pas un modèle de fidélité, elle a vécu sans tache et sans reproche. Laissez-la vieillir, laissez-la se former tout doucement aux conseils de Thumililé et de la pénitence, et ce ne sera pas long : vous verrez le seul éclat de la vertu remplacer Téclat de la naissance et du rang. Ce chapelet de pierre d'azur et d'or, qui forme parure sur son bras magnifique, tombera dans la bourse des pauvres et sera remplacé par un chapelet de bois et de fer ;. cette agrafe de diamants, qui attache un châle de prix, suivra la même route, et une épingle d'acier suffira pour retenir un châle noir; cette tête altière conservera le pli de la prière qui la courbe chaque jour plus longtemps devant Dieu. Deux ou trois années encore, et le monde ne verra plus la fière comtesse : vous la trouverez dans les hôpitaux, dans les taudis, au chevet de quelque malheureuse fille dont elle n'aura pu sauver la jeunesse, vouée, hélas ! à la vie littéraire, et dont elle essayera de sanctifier l'agonie.

Près de la comtesse s'assied, faible, douce, résignée, une vieille en habits de deuil. Après trente ans d'un paisible bonheur, veuve d'un mari qu'elle avait uniquement aimé, seule et triste à jamais, elle reste gardienne d'un

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tombeau On lui a donné des pauvres ; elle se traîne auprès d'eux, leur parle de cet époux qu'elle a perdu et leur dit ce qu'elle sait qu'il aimait à leur dire. Elle célèbre avec eux les anniversaires qu'elle avait coutume de fêter avec lui : le jour où il est né, celai de sa fête, celui de leur mariage ; elle les emmène à l'église le jour oîi il est mort, et, ce jour-là, ses aumônes sont abondantes comme ses prières et ses pleurs. Que trouvez-vous là, monsieur le chevalier de plusieurs ordres, qui prête tant à rire aux gens d'esprit?

Mais voici de quoi nous divertir: unecbanoinesse, une vieille fille ! elle a trente-cinq ans, elle est maigre, elle n'a point trouvé de mari, elle veut que les belles jeunes filles s'ennuient avec elle, et de là, sans doute, cette passion à s'occuper de leur salut ?

Précisément.

Cette chanoinesse avait une sœur plus jeune, et qui se laissa ravir par un homme à qui elle avait été elle-même quasi fiancée. Elle donna sa fortune pour les marier; voilà pourquoi elle a vieilli sans époux. Ces ingrats ont été malheureux et le sont encore ; voilà pourquoi elle est triste. Elle a vu quelles angoisses torturent l'âme qui cède aux passions, elle a su quels malheurs attend la femme qui s'éloigne du devoir; voilà pourquoi elle s'efforce d'être l'ange gardien et l'ange sévère de quelques jeunes filles menacées. Par ses soins et par ses aumônes, plus d'une a trouvé la paix dans un cloître, c'est vrai ; plus d'une aussi a reçu d'elle la petite dot qui lui a permis d'entrer en ménage.

Regardez-la bien, maintenant, cette dévote glacée :

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son calme, son sourire même fait éprouver je ne sais quelle impression de douleur. Le calme n'est qu'apparent ; Dieu n'a pas encore consolé ce cœur oîi n'entre plus aucune joie. Stoïquement assise sur les débris de ses espérances, elle n'a pu en accepter entièrement la ruine et se résigner à la solitude dans laquelle elle attend la mort. Le sacrifice n'est pas fait, elle le sent, et elle croit ne s'inquiéter que de n'avoir plus aucun sacrifice à faire. Ame noble, tourmentée, digne d'amour, qui se purifiera du dernier levain terrestre, qui s'élèvera dans le ciel, riche de tant de trésors silencieusement disputés et enfin pleinement offerts à Dieu !

La voisine de celle-ci est encore une vieille fille. Tenons-nous enfin la dame de charité dont nous rirons? Mais quoi ! rire d'une pauvre bonne créature, innocente, aimable, qui a toujours souffert, qui ne s'est jamais permis une plainte ? Cette vieille fille était jeune quand elle s'est donnée à la chagrine vieillesse de sa mère. Si elle a dévoré des regrets, personne ne l'a su. Mais elle, par humilité, se les rappelle et les compte, et les jette sur son immolation volontaire comme une cendre qui en ternit à ses propres yeux tout l'éclat. Nous moqueronsnous d'elle? Raillerons-nous le sourire charmant qui parvient à déguiser un grand courage ? Raillerons-nous la rose séchée qui garde encore son parfum?

Et cette autre? Voici son histoire; vous rirez si vous voulez : enfant, elle vil la Révolution tuer son père, brûler sa maison, voler son bien. Fiancée à un héroïque

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jeune homme, elle le vit expirer. Mariée contre sa volonté à un vieillard prodigue, elle le vit se ruiner. Lorsqu'il fut pauvre, elle lui rendit les soins d'une servante, le convertit, et demeura veuve et sans pain. Réfugiée auprès d'une parente octogénaire, elle supporte les humears de ceiie protectrice, et lui apprend ce qu'elle a toute sa vie appris elle-même, à bien mourir. Jamais un jour de soleil, durant cette longue carrière, n'a passé sur son front toujours baissé vers quelque cercueil. Elle a vécu sans bonheur, sans espérance, sans liberté même de répandre des larmes, et personne n'a d'aussi douces paroles à dire aux malheureux.

Mais quel est ce visage plein et presque vulgaire, cette mise simple et presque négligée, ces manières brusques et presque rudes? Tout cela, c'est madame Durand, la présidente de ces comtesses et de ces marquises. Madame Durand donne chaque année cinquante mille francs aux pauvres, de sa bourse, et trois ou quatre fois autant de la bourse d'autrui. Présidente ici, secrétaire là, ailleurs simple associée, elle entreprend tout, se mêle à tout, va partout, quête et donne partout. Elle bâtit et meuble des églises, elle fonde des communautés, des écoles et des congrégations; elle visite et exhorte les prisonniers, soigne les malades, habille les pauvres, recueille les orphelins, fait le catéchisme aux enfants ; elle organise les sermons de charité et tient la bourse à la porte ; elle monte les loteries et fournit les lots ; elle va solliciter les grands, les riches, même les journalistes; elle pénètre jusqu'au ministre et plus haut, et ne revient jamais les

mains vides ; elle a cent aides de camp qu'elle fait mouvoir dans Paris et ailleurs; elle a des connaissances, des amis, des fidèles dans toutes les conditions, dans toutes les misères. Personne ne sait comment elle peut suffire aux occupations qu'elle se crée et à celles qu'elle accepte ; elle-même ne le sait pas ; mais personne n'ignore que, si elle ne trouve pas toujours le temps de manger et de dormir, elle trouve toujours celui de prier Dieu et de passer chaque matin une heure à l'église pour son propre compte. Allons, j'espère, monsieur, que nous ne rirons pas encore de celle-là, qui d'ailleurs en rirait bien.

A qui donc nous prendrons-noas? Certainement, ce ne sera point à cette jeune, fraîche, rieuse et jolie vicomtesse qui voltige à travers ce grave cénacle comme un papillon égaré dans un bois de cyprès. L'aimable jeune femme que voici est presque un objet d'art. On dirait quelque figure sculptée au moyen âge pour le portail d'une église, et qui s'est réduite à vivre, on ne sait pourquoi. Je le sais cependant, moi, pourquoi elle a vécu : elle est ici-bas l'ange gardien d'un capitaine de dragons ; et il faut, en vérité, que ce dragon soit doué d'une bonne âme, pour que Dieu lui ail fait présent d'une pareille égide. Je vous ai promis d'être franc, monsieur, j'ose tout vous dire : elle a donc enchaîné son dragon; elle lui a appris les prières qu'il ne savait plus, le catéchisme qu'il avait oublié; elle l'a conduit à la messe, elle le mène chez les pauvres, et le dragon est un agneau qui aime sa femme, qui ne casse point de vitres, qui ne fait point de dettes, et qui n'en sait pas moins monter à

cheval et charger l'ennemi. Riez-vous? Non, vous ne riez point de la beauté, de la jeunesse, de la fortune et de la grâce, même lorsqu'elles s'adonnent à la vertu. Vous vous contentez de les plaindre ; vous réservez vos épigrammes et vos sarcasmes pour les fronts ridés, pour les cheveux blanchis, pour les yeux rougis de larmes.

Je n'ai presque plus ri^n à vous montrer : je ne désigue point à vos piqûres le faniôme qui entre en se traînant et vers qui toutes s'empressent. C'est une femme qui va mourir; elle fléchit sous le poids de ses habits de deuil ; elle est orpheline, elle est veuve, elle pleure ses enfants. La mort a tout frappé, tout abattu autour d'elle, et ne lui a rien laissé que ce souffle qu'elle dépense à recommander quelques infortunés, et que cette main qui s'ouvre pour laisser tomber les dons qu'elle n'a plus 1* force de distribuer elle-même.

J'esquisserai ici ton noÈle et doux visage, embelli à nos regards comme aux regards des anges par les soucis qui l'ont fatigué avant le temps, toi qui par amour de Dieu t'es refusée au service de Dieu, et qui par charité te sèvres des joies de la charité. Tu n'as plemement ni la paix du cloître, ni le soin des pauvres, ni l'apostolat dans le monde, et ton grand cœur a su se priver de tout ce qui était grand et parfait comme lui. Tu as enfermé ta vie en de petits devoirs, servante d'un frère, mère d'orphelins. Là, tu restes, comme l'épouse la plus attentive et la mère la plus patiente, te donnant tout entière et ne recevant qu'à demi. Tu as donné jeunesse, liberté.

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avenir; tu n'es plus toi-même, tu es celle qui n'est plus, l'épouse défunte, la mère ensevelie; tu es une vierge veuve, une religieuse sans voile, une épouse sans droits, une mère sans nom. Tu sacrifies tes jours et tes veilles à des enfants qui ne t'appellent pas leur mère, et tu as versé des larmes de mère sur des tombeaux qui n'étaient pas ceux de tes enfants. Et dans ce travail, et dans cette abnégation, et dans ces douleurs, tu cherches et tu trouves pour repos d'autres infirmités encore à secourir, d'autres faiblesses à soutenir, d'autres plaies à guérir!... Oh ! sois bénie de Dieu comme tu l'es de nos cœurs !

Voilà ces dames de charité, ces prudes, ces mégères ennemies de la belle jeunesse, ces femmes enfin, ces odieuses dévotes qui ne peuvent tolérer que d'autres goûtent

Les plaisirs Dont le penchant de l'âge a sevré leurs désirs.

Des poètes, des moralistes, des gens de talent, d'obscurs et ineptes barbouillons, un La Bruyère du fond de son célibat jaloux, un Molière du fond de son ménage souillé, cet autre de la coulisse du vaudeville, cet autre de la coulisse du feuilleton, aperçoivent ces femmes d'une espèce qu'ils ne connaissent pas et qui ne les estime pas, et leur lancent des brocards pour amuser le parterre. Du temps de Molière, on savait dans Parisl le nom de la dévote qui est peinte au premier acte de?

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Tartufe sous le nom d'Arsinoé. C'était une duchesse qui avait défendu les filles d'honneur de la Reine, placées sous sa garde, contre les empressements du Roi, et qu'une prompte disgrâce avait punie de sa vertu. Molière, « le grand homme de bien, » la faisait diffamer en plein théâtre par cette perle d'une eau si pure qu'on appelait mademoiselle Duparc, sa meilleure actrice. La majorité de l'espèce humaine, lorsqu'elle a du goût et de la littérature, aime cela ; et c'est pourquoi elle élève si haut et subventionne si bien le mérite des beaux esprits. Ah 1 que c'est un contentement profond, une forte et durable joie au cœur, de se sentir chrétien et à l'abri de celte double ignominie, et de commettre de telles brutalités ou d'y applaudir !

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