OU
Source délicieuse en misères féconde ,
Que vouiex-vous de moi , flatteuses voluptés?
Mais, depuis deux ans que j'ai donné cet assaut aux grâces pinsonnières, je n'ai pas appris que U bonne poésie ait remporté le moindre avantage, ni même fait la moindre tentative; et, pour dire la vé^ rite, je crois que Pinson a vaincu.
C'est bien beau, pourtant, le psaume que vous nous chantiez tout à l'heure I II me semble qua ceci
encore pourrait être dit dans un salon, sans faire de mal à personne :
L'oiseau \igilant nous réveille , Et ses chants redoublés semblent chasser la nuit : Jésus se fait entendre à l'âme qui sommeille. Et l'appelle à la vie où son jour nous conduit.
« Quittez , dit-il , la couche oisive « Où vous ensevelit une molle langueur; « Sobres , chastes et purs , l'œil et rftme attentive , « VeUlet , Je suis tout proclie et frappe à votre ciMjr. •»
Ouvrons donc l'isii è Mt lumière i Levons vers le Sauveur et nos mains et nos yeui. i Pleurojis et gémissons : une ardente prière Écarte le sommeil et pénètre les cieux.
0 Christ , ô soleil de justice !
De nos cœurs endurcis romps Tassoupissenient ; Dissipe l'ombre épaisse où les plonge le vice , Et quç ton divin joiir y brille à tout menait.
Gloire à toi , THnité prolbude.
Père , Fils , Esprit-Saiet ; qu'on t'adore toujoi)r« , Tant que l'astre des temps éclairera le monde , Et quand les siècles mèiiie auront fini leur courn î