ACTE TROISIÈME
SAINT-MARIN
Je la défends comme j'ai défendu toutes celles dont vous êtes jalouse, et Dieu sait!...
MADAME DE LAVERSÉE.
Ail! les autres, vous ne courtisiez que leur influence, il y a toujours un intérêt dans vos galanteries. Mais elle, cette Valentine, elle n'est rien, elle ne peut rien, vous n'avez rien à en attendre... que de l'amour!
Est-ce qu'on aime Valentine?
MADAME DE LAVERSÉE.
Oh! cette femme! toujours cette femme!
SAINT-MARIN
Mais, Valentine n'est pas une femme. Valentine, c'est Valentine, une enfant sans conséquence, une camarade...
MADAME DE LAVERSÉE.
Une camarade, oui! et vous la teniez dans vos bras, vous étiez à ses genoux!... C'est ta maîtresse! je te dis que c'est ta maîtresse!
SAINT-MARIN
Parce que j'étais à ses genoux?... Est-ce que je demanderais à genoux ce que j aurais obtenu ? Vous êtes folle.
MADAME DE LAVERSÉE.
Ah! oui, je suis folle! folle de t'aimer ! Et comme tu en abuses ! Mais, prends garde ! Tu ne sais pas comme je te haïrai quand je ne t'aimerai plus. Ne me quitte pas, croismoi. Ce que j'ai fait pour toi, je peux le défaire; dire ce que
je sais, tout ce que je sais : commenl tu soignes les clientes
et de quelle façon elles te paient 1
SAINT-MARIN
Si vous croyez me faire du torl 1...