‹ Cabotins! Comédie en quatre actesChapitre 120 sur 151 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

MADAME DE LAVERSÉE.

Écoule : un soir, dans l'hôtel, chez moi, il y aura de cela trois ans demain, c'était mon dernier lundi de l'année. On fêlait la nomination de Hugon à l'Institut, tu vois que je précise. Il y avait du monde, beaucoup. Au moment où il y en avait le plus, lu l'es glissée hors du salon, je t'ai suivie, tu as été retrouver Méximieux qui t'attendait au fond du jardin, sous les arbres, au pied de la statue. Et, dans la nudité de ton costume de bal, tu t'es jetée à son cou, j'ai entendu vos paroles, j'ai compté vos baisers. Il te tutoyait, lu l'appelais : mon bien-aimé. Ah! je l'ai entendu! Aussi quant à un mouvement que j'ai fait, vous vous êtes échappés tous les deux... Pour savoir tout, je n'avais plus besoin d'en savoir davantage.

VALENTIXE.

Vous avez cru cela? Et vous ne m'avez pas chassée alors? Pourquoi ?

MADAME DE LAVERSÉE.

Parce que je ne voulais pas de scandale. D'ailleurs, deux jours après, il était parti, tu étais mourante. J'ai eu pitié. Mais, aujourd'hui, tu as recommencé, c'est autre chose, tu n'es plus chez moi, je suis libre ! Ah ! ils vont venir tous les deux, la mère et le fils? Eh bien, tu vas entendre ce que je vais leur dire.

VALEMliNE.

Eh! dites-le donc ! C'est moi qui le demande, à présent! qui le veux, qui l'exige! entendez- vous ? Je suis lasse des calomnies insaisissables. Enfin! en voici donc une nette et franche! Oui! oui! dites-leur tout, allez, madame!... Parlez! ou plutôt non! c'est moi qui parlerai!

MADAME DE LAVERSÉE.

Toi ?

VALENTINE

Moi:

-MADAME DE LAVEliSliE.

Eii bien ! [larle, voyons, les voici !

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