‹ Cabotins! Comédie en quatre actesChapitre 46 sur 151 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

PÉGOMAS.

A la bonne heure ! En politique, les opinions ne sont que des intérêts.

LAVERSÉE, pudique.

Dominé pourtant par un intérêt supérieur.

PÉGOMAS, à lui-même-

Oui, le nôtre !

LAVERSÉE.

Et croyez -VOUS que ça se vende !

PÉGOMAS.

Qui?... Quoi?... Ah! les Mémoires. Dame! la couverture du premier volume annonce le dixième mille, mais, je n'en sais rien... Et maintenant, je crois que c'est tout. Si vous avez encore quelque chose à me demander, je suis à vos ordres.

Je n'ai qu'à vous remercier, mon cher Pégomas, de tout ce que vous avez fait, et de ce que vous ferez encore.

PÉGOMAS.

Je ferai ce que je me suis proposé, soyez-en sûr... nous aurons notre siège à la Chambre et à l'Institut. Une élection amène l'autre, les fauteuils aussi ont leur contagion.

Ah ! ce jour-là, croyez que je ne serai pas ingrat.

PÉGOMAS.

Ce jour-là, je serai payé.

LAVERSKE.

Tenez, vous êtes un homme antique. Ah! j'ouhliais. (ii lui tend (ies papiers.) Mou travail daujourd'hui sur Murillo, sa vie, son œuvre; vous hrez cela, n'est-ce pas? Sept heures et quart. Nous finissons à temps. C'est ce soir le dîner de vos camarades de « la Tomate », vous savez?

PÉGOMAS, lui rcmellmt un papier.

A propos, j'oubliais aussi, moi! Voici voti-e toast, celui que vous devez leur porter à la fin du repas. Oh! il n'est pas long, vous l'apprendrez en vous habillant.

LAVERSÉE.

J'aimerais mieux le lire.

rÉGOMAS.

Comme vous voudrez. Mais...

Ou enti'ml la vciix ilr luail.iuo de Laversée. L A V i: R S K E .

Chut! ma femme! Pas un mot de la slaluc, siirtoul; elle n'aima pas mon oncle, vous savez?

l'ÉGOM AS, à pail.

Oui, la concurrence!

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