‹ Cabotins! Comédie en quatre actesChapitre 52 sur 151 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

VALENTINE

Non!

MADAME DE LAVERSÉE.

Eh bien ! alors ?

VALENTINE

Ces visites n'étaient pas convenables...

Pas convenables?... jusqu'à présent, vous trouviez convenable tout ce qui vous convenait.

VALENTINE

J'ai réfléchi.

MADAME DE LAVERSÉE.

Eh bien ! pour une fois que cela vous arrive, je ne vous en félicite pas... Ces séances n'avaient rien que de correct... je les avais autorisées, madame Cardevent y assistait ; vos scrupules sont invraisemblables, et j'ajouterai maladroits, oui, maladroits, cejeune homme vous aime...

VALENTINE

Madame !

MADAME DE LAVERSÉE, iruniquement.

Est-ce qu'on résiste à votre beauté? 11 vous aime, il a du talent, de l'avenir, il pourrait vous épouser... Je vous croyais plus adroite.

VALENTINE

Je ne lai pourtant guère prouvé.

MADAME DE LAVERSÉE.

Dans votre position... avec la jolie réputation que vous vous êtes feite, vous n'êtes pas de celles qu'on recherche, en mariage s'entend. Je vous trouve difficile... Et vous ne retournerez plus chez lui ?

VALENTINE

Non!

Parce que ?

VALENTINE

Parce que n'étant pas de celles qu'on recherche, je neveux pas être de celles qu'on refuse.

MADAME DE LAVERSÉE.

Ah! oui! votre orgueil, toujours! On n'a pas d'orgueil quand on aime. Vous ne l'aimez pas !

VALENTINE

Oh ! de grâce, madame !

MADAME DE LAVERSÉE.

Non ! mais c'est aussi par trop extraordinaire ! Ce mariage ! une chance inespérée, vous ne la tentez même pas ! Allons, allons, ce n'est pas possible, vous avez quelque chose en tête ou quelqu'un... qui donc?

VALENTINE

Madame, je vous en prie, je n'ai rien en tête que de réparer, en taisant oublier mes torts, le mal que je me suis lait, et que je vois maintenant, mais, ne me découragez pas, au moins, aidez-moi plutôt. Vous \oyez bien que depuis un mois, je vous suis soumise, que je lais ce que je peux, je

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