‹ Cabotins! Comédie en quatre actesChapitre 98 sur 151 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

vertus que je dois vous parler. Mais, comment le ferais-je ?... Ce sage cachait sa vie, sa modestie se plaisait à épaissir l'ombre, sur le mystère de ses bienfaits. Il en est un pourtant que je pourrais citer : La preuve en est là, devant vous sous les traits cliarmants de cette touchante orpheline, de celte Valentine qu'il avait prise à la pauvreté et à l'abandon pour l'élever comme son enfant. Mais je m'arrête... Dans ce jour consacré à de viriles joies, je ne veux pas faire couler de vos yeux, si douces soient-elles, les larmes que je sens monter aux miens ! (Très ému.) Oui, Auguste, Abdon de Laversée, d'autres diront que tu fus un grand citoyen, un grand ministre, un grand poète, moi, je dis : Tu fus un grand cœur!

Il se laisse tomber sur une chaise en pleurant. HUGON, allant à l^i.

Eh bien ? Eh bien ?

LOVEL, à part.

C'est qu'il pleure réellement !

GRIGNEUX, à pari.

Cabotin !

LAVERSÉE, à Pégomas.

Mais vous ne l'avez jamais vu.

PEGGMAS.

Eh! que ça fait-il?... Ce grand homme!... Tout ce monde !... Vous ne comprenez pas ça, vous autres, gens du Nord... vous ne sentez rien... vous êtes en bois !

LOVEL, à part, regardant Pégomas.

Ça, c'est un homme à prendre.

LAVERSEE, se dirigeant vers la porte de droite.

Messieurs, l'heure passe... allons voir le piédestal.

LOVEL, à part, regardant, La versée.

Et ça un liomme à débarquer 1 (Aiiant à Pégomas.) Dis donc toi?...

PÉGOMAS, gai.

Allons voir le piédestal !

LOVEL

C'est ça; et une fois vu, je t'emmène place Beauvau.

PÉGOMAS.

Moi ?

LOVEL

Oui, je veux le présenter au ministre.

PÉGOMAS.

Au... Avec Laversée ?

LOVEL

Ne me fais donc pas poser.

Ils se re^'ardenl en riant.

LAVEUSE E, sortant par la porte de droite.

Par ici, messieurs, par ici 1

PÉGOMAS, à Pierre.

Tu ne viens pas ?

PIEIiliE.

l'ourquui faire?

PÉGOMAS.

Ce serait plus correct. Enfin, on pardonne tout au génie.

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