SCÈNE XIII
VERNER, BATHILDE, ÉVELIE, dans Vétui de la harpe.
BATHILDE
Veiner! quel contre-tem^s!
VERSER
Vous ici, madame, et qu'y venez-vous chercher?
Une importance affaire m'amène auprès du baron , et si vous voulez me prouver que vous m'aimez , vous ne m'adresserez à ce sujet aucune question.... Il me serait impossible d y répondre.
evelie, entrouvrant ïélui.
Je n'entends personne.... Ai ! quelle est cette dame?
VERNER
Quoi, B'atlnlde! — »
BATHILDE
Bien plus... j'exige que vous sortiez à l'instant de cet hôtel pour u y rentr. r que lorsque j en serai sortie.
VERNER
Par exemple , vous me permettrez de trouver cette proposition un peu singulière.
BATHILDE, gaîmeilt.*
Ce n'esr pas une proposition , monsieur ! c'est un ordre que je vous lionne.
Air de i A gelus.
Si j'en crois vos tendres sermens, Verner, Eathilde vous est chère; Mais de vos nobles sentimens Je veux une preuve plus claire.
Vous me la donnerez , j'espère.
Faites donc ce que je prescris.
Le devoir des amans , je pense , A Berlin ainsi qu'à FVuis , Est, comme celui des maris, Dans une entière obéissance.
EVE LIE. C est Lou à savoir cela !..
VERNER
Je m'éloigne, madame, je sors j mais j'espère que Lient t vous ferez cesser l'incertitude cruelle où vous me tenez plongé depuis que'ques jours ; je ne vous reconnais plus , votregaîtéa disparu... Vous êtes, avec moi, contrainte, embarrassée.
BATHILDE, à part.
C'est vrai !
VERNER
Quelque grand mystère semble vous occuper entièrement; et peut-être ...
EVELIE.
On vient.... cachons-nous.
(Elle s'enferme. )
SCKXE XIV.
Les Mêmes , BE?<TA.
BERTA
Monsieur Veiner, vous n'avez pas ru mademoiselle Éveiie?
vertver, à pa#.
Et moi qui oublie qu'elle est près de nous.
Je vois ce que c'est, vous Ai savez, mais vou; dites comme ma mar aine <{ i m'a donné son Jtcton : il ne faut rien dire; elle est peut-être au jardin et j\ cours lf{?i>enan ) A propos, monsieur Verner... pardo >, madame, (/><&?) vous devez savoir cela vous : on dit qu'il y a un inconnu caché dans la maison.
VERNER
Quel inconnu?
BERTA, hier, bas:
Je ne le connais pas! tout ce que je sais, c'est qu'il y a, ici, un inconnu.
(Elle se sauve ) VERNER , à part.
Un et anger caché dans L'hôtel et Batiiilde en ces
lieux !... Cette contrainte , ce mystère Plus de doute !
c'est lui qu'elle vient cherch r.
BATH1LDE.
Eloignez-vous, Verner, je vous en prie.
évelie, ouvra t la harpe.
B«Tta est partie ! et cette dame est toujours là.
verner , a part.
Et je ne puis lui parler!., mademoiselle Évelie peut tout entendre. (Haut.) Oui, madame, je vais vous obéir... Mais avant tout, permeitez-moi d'écrire un mot.
Hâtez-vons,
SFSEMBLE
BATHILDE
je vous en con ure-
( Verner se met a une table et écrit. }
Air : Dans sa retraite.
Elle m'abuse Par une ruse}
Pins d'excuse, Elle me lira.
Qu'e e diffère, Soudain j'espère,
Ce mystère S'eelaircira.
Bvthtlde, à part.
Verner m'abuse.
Par une ruse , Je m'amuse
De tout cela.
Il faut nous taire;
Biertôt , j'espère, Ce mystère
SVclaircira.
Évelte, à part.
De trop de ruse
Chacun m'accuse,
Et je m'amuse
A rester là.
Sachons nous taire;
Par ce mystère
Nul, je l'espère,
Ne me verra.
ver>er, écrivant Ames vœux elle doit souscrire.
B\thii,»b, à part.
Que peut-il donc écrire là ?
En vérité je voudrais rire De la colère où le voilà.
VERNER
Elle m'abuse , etc.
BATHILDE
Verner m'abuse , etc.
ÉVELIE.
De trop de ruse ,
{Au momtnt où Verner va finir sa lettre, le baron entre. )
ENSEMBLE