SCÈNE XV
Les Mêmes, LE BU10N.
VERNER. // chiffonne <a lettre , et 1 1 jdie dcrr ère la tible près de la karpei
Ciel! monsieur le brou !
LE baron, un ? lettre à la main.
Verner , portez, je vous prie, cette lettre au général Williera , mon voisin : vous uel i remet.rez qu'à h;i-mé lie \ nous vous attendons pour ous mettre en ro te.
VERNER
0 ii , monsieur, ( A part.) Quel contre-temp> !... N'importe, je guettei ai son départ.
(Hsor>.) LE baron, ferant 1 1 porte , a Bat! ilde. Pardon , madame, je suis à vous \ mais vous voyez à ma tristesse....
BATHILDE
Vous me glacez d'effroi!
Eve lie , à part.
Il a fermé la porte.
LE BARON
Nous voilà seuls; je puis vous par'er sans crainte.
BATHILDE
Quoi, monsieur le baron , vous venez m'annonce !... LE BARON.
Qu'il n'est aucun espoir de faire revenir le fil* du comte de Butler à des seotimeus plus honoraires, aigri par la douleur, il ne resp're que vengeance. ... Les ordres les plus sévères sont donnés pour se saisir du fugitif.
BATHILDE
0 ciel!
Eve lie, à pari. Te fngi if; ah! c'est mal. d'entet.dre cela ! mais je n'ose ] lus sortir.
LE rARON.
Maintenant, vous concevez toutes mes craintes-, d'après mes démarches, j\ i tou lieu de croire (jue des visites seront tientôt faites dans cet hôtel même.
ÉveliE , a part.
Il paraît que c'est l'inconnu dont parlait Berta.
LE BARON
La retraite ou j'ai caché mon étourdi est ircpénétr ible -, mais c'est toujours une prison; il va partir dans mon cabriolet, re étu de ma 1 vrée . et avec vous, madame, pour ne point éveiller de soupçons.
EVELIE , à part.
C'est comme un roman !
LE EARON.
Mon château n'est qu'à trois li ues de la frontière de
la Poméranie*, nous aviserons aux moyens - e le faire passer
à 1 étranger, jusques au moment où justice lui sera rendue.
Quant à son mariage, il n'y faut plus penser en ce moment.
evelie , a part.
Son mariage ! Cette dame allait donc épouser l'inconnu?
BATHILDE
De grâce, hâtez-vous de me montrer votre pri-onni?r Qui le consolera, si ce n'est moi? Où est-il? conduisez-moi près de lui.
11 n'est pas éloigné, et vous allez le voir; mais je confie à votre discrétion un mystère...
BATHILDE
Je vous réponds de moi.
LE BARON
Il serait difficile de découvrir là. le colonel lindorf.
Evelie, a part.
Le colonel Lindorf, mon prétendu!., maintenant je suis contente d'entendre.
LE BARON
Le secret de cette cachette nous répondrait même de sa prudence^ car il lui est impossible de l'ouvrir. evelie , à part.
Une cachette î oh ! s. je la conna ss:iis î ( Le baron ouvre la cachette, Evelie examine avec ntleniio*.] Un bouton dans li bordure du tableau, une porte, un second ressort... Je m'en souviendrai.
( Toutes les fois que le baron ouvre la cachette , on doit entendre une musique mystérieuse dans Torche ..Te.)
sci;\ï; xvi.
Les Mimes, LINDORF.
LE BARON
Venez, colonel , venez.
(La cachette <e referme,}
ÉVELIE, il pOlt.
C'est qu'il est fort Lien, mon prétendu.
LINDORF
Chère Bath lde !
(Ils s'embrassait.} t'telie , m par: .
Comme il est familier avec cette dame!
BATHILDE
Combien ta situation m'afflige, Lindorf.
Evelie, a part.
Quel langage !
le baron.
Ce n'est pas le moment de s'attendrir et de s'effrayer -, il faut quitter Berlin sur-le-champ. (// appelle.} Pétersî (Un valet entre par là chambre du baron.") La livrée que je vous ai demandée; et le cabriolet à la porte de l'escalier dérobé.
LINDORF
{Le valet s or.'. ) Quel est votre projet ?
LE BARON
Madame vous l'expliquera en route ; elle vous dira l'inu i-
lité de ma démarche La cainte et la douleur rendent
votre adversai e in rait ble. (Le valet T'entre, 'portant une livide et un chapeau.) Revétez-vous de cet habit.
LINDORF
Je m'abandonne entièrement à vous.
Je veux t'accompagner jusques sur la frontière.
lindorf, s* habillant.
Sur la frontière ! que dites-vous? ... Moi renoncer..
LE BARON
Air du duo ce Gu lis tan.
Hâtez-vous; (bis) le temps presse.