CHOEUR
AîR de Camille.
Du courage I Du courage !
Nous J trouverons, Je gage.
Du courage Oui, nous la ramènerons.
( lis sorlont tous en désordre, )
3r SCÈNE XXIV*
LE BARON, FRITZMANN.
LE BARON
Quelle indignité ! Comme s'ils ne pouvaient pas m'a-
vouer leur amour Mon cœur ne leur est il pas connu?
Mais un enlèvement!.. Ah! quMs n'espèrent plus de
pardon Evelie! Evelie ! devais-je m'att ndre à
tant d'ingratitude! £j je ne la retrou ■ e pas, je quitte
ces lieux pour n'y jamais rentrer {Pendait ce ."/, le
baron a pris ses gant* , son chapeau et son épée.) Fiitzmann !
fritzmann, à part.
Comme ce mariage a l'air de lui faire plaisir.
LE BARON
Fritzmann !
FRITZMANN.
Je crois qu'il me parle. Monsieur le baron.... certainement c'est une grande satisfaction pour vous.
LE BAROJtf.
Mais prend donc ton cornet, imbécile! ( // lui prend son cor:;et. et le lui met à l'oreille.) Tout le monde part*, tu restes seul à la maison *, tu vas la garder.
FRITZMANN.
J'en ends fort bien, monsieur le baron, j'entends fort bien!. . Je vois que c'est encore un rapport des domestiques, ils veulent absolument que je sois sou; d.
LF BARON.
0 ! quel homme!.... Eh! bien, si tu m'as entendu
Souviens-toi que tu reses seul à la maison.
FRITZMANN.
J'entends fort bien , grâce au ciel, monsieur le baron ! et vous pouvez compter sur moi.
LE baron r a lui-même.
Ah! je n'ose plus comp.er sur personne.
Air : // me feindra quitter Vcinj i e.
Ceux que j'aimais sans pitié me délaissent,
Méntais-je cet abandon?
Et tous les deux ensemble disparaissent
En déshonorant ma maison.
Ah! quelle tache pour mon nom!
Verner a cru, selon !a loi commune, Que sans hieu il ne pouvait pas Prétendre à cet hymen ... Hélas!
J'aurais donné, sans regret, ma fortune Pour ne point les trouver ingrats !
(77 sort.)