SCÈNE XII
FRITZMANN, seul.
Monsieur le baron qui est si bon , est quelquefois d'une durett !... Tout le monde part, et je ies e!... il vont faire
la n<ce à la campagne, se r, jouir, s'amuser, et moi
Oli ! 1 s maîtres ! l-s m îtres ! . . EL bi n ! on gardera i'hôtel , on ^au^a s y faire des consul tons (A part.) J\.i justement la clef de la cave j et en avant la gaîté !
evelie, qu'on entend à peine.
Mon oncle I Certa !
FRITZMANN.
Air de 1% Fête du Village voisin.
On dit parfois (sottise sans pareille!) Que maintenant je n'entends pas trop bien; Mais franchement, lorsque je n'entends rien, C'est que je fais la sourde oreille.
Pour les sols discours , Bien longs ou bien courts, Bienheureux les sourds»; Ma. s près d'une bouteille, Ou près d'un objet Jeune et guilleret, Le verre tout prêt, Et l'oreille au guet, J'entends les soupirs , les soupirs des tendrons , Et les doux glouglous, les glouglous des flacons.
évelje, d'une voix encore plus cjfaiblie. Berta ! Bertaî mon bon oncle! au secours!
FRITZMANN.
Mc'me air.
Je n'entends pas les propos d'ia commère, Je n'entends pas les discours médisans, Je n'entends pas les fades complimens,
J'n'entends pas le cri d'Ia misère.
Je n'entends jamais Tous ces freluquets Qui, vrais perroquets, Ne savent pas se taire.
Mais quand vient le soir, Oui, quand il fait noir, Près de mon objet Et d'un vin clairet, J'entends les soupirs, les soupirs des tendrons, Et les doux glouglous, les glouglous des flacons.
éveue, à peine entendue.
Mon oncle ! Berta !
{On entend quelques légers covps dans la cloison.)
FRITZMANN.
Jl fait du vent , je crois ; fermons les croisées de cet appartement... Une visite par semaine pour l'entretien j et voilà tout mon ouvrage fait !
(77 va fermer les croisées. )