‹ Cadet la perle drame en cinq actes en huit tableauxChapitre 15 sur 97 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les Mêmes, CHARLOTTE.

Costume d’élégante cabaretière.

CHARLOTTE

Le couvre-feu est sonne ! plions, il faut déguerpir !

Pendant les répliques qui suirenl, elle ra do table en table, écrit snr une ardoise le compte de chacun et reçoit l’argent. Un de tes garçons en faitantant sur la rangée de tables opposée.

DE BRUGH.

Chevalier, cette jolie femme est l’hôtesse de l’Épée de Bois ?

Oui, baron.

SAINT-PREUIL

DE BRDGH.

Meâ compliments : charmante hôtesse, charmante maîtresse.

SAINT-PREUIL, riant.

Pas encore, baron, pas encore, mais j’espère...

DE BRUGH.

Elle ne paraît pas être de ce pays ?

SAINT— PREÜIL.

C'est une Allemande; un vieil oncle lui a laissé pour héritage ce cabaret dans la rue Quincampoix, et d’un bouge affreux, elle a fait l’établissement le plus fréquenté et le mieux achalandé de Paris.

CHARLOTTE, souriant, à Sainl-Preuil.

Ah ! chevalier, je crois que vous êtes en train de vous gausser de moi, vilain bavard!

SAINT-PREUIL; il se lève et va vers Charlotte.

Charlotte, si je racontais toutes vos bonnes qualités, il y en aurait pour jusqu’à demain.

CHARLOTTE

Vous savez que je n’aime pas les flatteurs. (Grand éclat de rire au dehors.) Ah! Seigneur Dieu, j’entends Cadet la Perle. Sauve qui peut! il va pleuvoir des horions 1

Elle se saure par 1a gauche.

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