PROLOGUE
HILDA, toi metlant la main sur les lèvres.
Oh! lais-toi... tu me Fais frissonner... Je ne veux pas réfléchir... Ii est des abîmes devant lesquels on doit fermer les yeux.
CHARLOTTE
Ne sais-tu pas que ton père songe toujours à ton mariage avec Maurice?...
HII.DA.
J’aime Henri...
CHARLOTTE, continuant.
Ce pauvre Maurice !... où est-il maintenant?... voici trois mois qu’il est parti désespéré. (Hilda passe et prend sa mante.) Tu veux sortir?...
Oui...
CHARLOTTE
Au milieu de la nuit...
HILDA
On étouffedans cette chambre... je verrai, j’interrogerai...
CHARLOTTE
Non, resle. J’ai pitié de tes angoisses, j’irai, moi qui ne dois compte de mes actions à personne.
EUe s’enveloppe dans sa mante et va vers la porte dn fond.
HILDA
Oui, va! ma bonne Charlotte...
CHARLOTTE
Un jour, j’aimerai peut-être aussi.
Ël!e[sort rapidement par le fond.