‹ Cadet la perle drame en cinq actes en huit tableauxChapitre 71 sur 97 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, LA DUCHESSE, M. I)E CM A VIGNY, Pages, Dames d’honneur, Écuyers.

M. DE CHAVIGNY

Général, je vous amenais les renforts que vous aviez

demandés, lorsque j’ai su la prise de Turin ! Les Impériaux sonlabattus; par vous la pensée du cardinal triomphe. Vous êtes,en un mot, le digne successeur des Efflat etdesSchoinberg. Son Éminence ne tardera pas à vous donner la récompense qu’il vous doit, en vous rapprochant de sa personne. M. de Saint-Preuil m’avait fait prévenir que je vous rencontrerais ici. Je n’ai pas voulu retarder d’un instant la faveur royaleque madame la duchesse est chargée de vous apporter.

LA DUCI1ESSE

C’est un heureux présage pour moi, monsieur le comte,de vous retrouver vainqueur dès mes premiers pas sur cette terre d’Italie 1 ...

HARCOURT, à M. do Chavigny.

Cette opinion flatteuse, le roi l’a sans doute exprimée dans une lettre qu’il vous aura remise pourmoi.(M. de Chavigny remet un pli à Harcourt. Celui-ci reprend après avoir lu). Sa Majesté veut bien me dire que madame la duchesse est chargée de m’apporter un témoignage de sa bienveillance.

La duchesse fait un signe. L'un do ses pages parait avec un ccriu. LA DUCHESSE.

En eiïet, monsieur. Par grâce spéciale du roi, c’est à moi que revient l’honneur de vous remettre le collier du Saint— Esprit. Selon les statuts de l’ordre, veuillez vous agenouiller.

Mouvement d'Harcourt.

SAINT-PREUIL, bas à Harcourt.

Que pensez-vous de ceci ?

HARCOURT, do même, h Saint-Preuil.

Je pense que cette femme est la complice des bourreaux d’Hilda.

M. DE CHAVIGNY

Eli bien! monsieur le comte!

HARCOURT

Madame la duchesse, j’apprécie comme je dois le faire les bienfaits du roi; mais me sera-t-il permis de vous demander si, au moment de votre départ, Son Éminence|ne vous a pas chargée d’une autre communication pour moi...

LA DUCHESSE

Non, monsieur.

Vous m’en voyez surpris, car j’ai lieu de croire que M. le cardinal n’a pas renoncé à faire de moi un duc souverain do la Lorraine. Si je sais bien informé, il aurait même poussé

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