ACTE CINQUIÈME
Amant et Faret.) Ah! ali! messieurs de l’Académie, vous avez donc publié la critique du Cid? Je vous en fais mon compliment. Voyez un peu ce que c’est! moi, qui ne suis qu’un ignorant, je m’étais attendri aux douleurs deChimène. Mais vous avez remis à leur place don Rodrigue et M. Corneille.
SAINT-AMANT
Sire, nous avons voulu satisfaire Aristote et le premier ministre.
LE ROI
Quant au public, il s’obstine dans son admiration. C’est à la postérité de dire qui a raison, ou lui, ou l’Académie. Madame la duchesse, nous allons voir tout à l'heure ce fou d’Harcourt.
LA DUCHESSE
Votre Majesté est -elle assurée qu’il viendra?
LE ROI
Il s’est bien fait un peu tirer l’oreille. Mais, si gravenv nt qu’il soit compromis, et malgré la sentence prononcée par les commissaires royaux, je lui pardonnerai peut-être à la condition qu’il acceptera cette belle main que je lui offre.
LA DUCHESSE
Consentira-t-il?
LE ROI
Il a sollicité la faveur d’une heure de liberté sur parole, pour se présenter devant nous.
M. DE CHAVIGNV.
Si on a remis M. d’Harcourt en liberté, il est à craindre qu’il ne nous échappe de nouveau.
LE ROI
J’ai meilleure opinion de la parole des princes lorrains.