‹ Cadet la perle drame en cinq actes en huit tableauxChapitre 96 sur 97 · ACTE CINQUIÈME iOi · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME iOi

HARCOURT

Sire, j’aime mieux la parole de Votre Majesté. Quand il s’agit de la vie d’un homme, j’y compte a bon droit, car une parole engage à la fois le gentilhommè et le chrétien.

LE ROI

Eh bien!... je vous la donne. M. le secrétaire d’État, faites que notre volonté soit remplie à l’instant. (Mouvement d'hésitation de Chavigny. ) Allez 1 Dans les affaires qui regardent l’honneur, je ne consulte personne, (ciiavigny transmet tout bas l’ordre h un officier qui sort aussitôt.) Maintenant, monsieur, êtes* vous satisfait de moi?

HARCOURT

Oui, sire.

LE ROI

C’est bien heureux. Parlez donc, je vous écoute. N’oubliez

f >as que j’ai votre parole aussi, et que, de votre aveu, je suis e juge qui doit décider de votre conduite.

SAINT-AMANT, A part.

Que va-t-il répondre ?

HARCOURT

Sire, vous êtes bon catholique.

LE ROI

Cela va s’en dire; passons.

HARCOURT

Et Votre Majesté accepte pour bonnes et vraies les lois da notre sainte Église.

LE ROI

Je les accepte.

HARCOURT

Votre Majesté ne croit donc pas que l’homme puisse délier ce que Dieu a lié.

LE ROI

Où voulez-vous en venir ?

HARCOURT

Eh bien 1 sire, jo suis marié à la jeune fille d’ÛBtlingen.

LE ROI

Marié!

Marié!

LA DUCHESSE, à part.

Patatras!

SAINT-AMANT, bas.

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