‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 15 sur 118 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

MARIETTE

Non, que je fisse.

lA MÈRE ROUSSEL

Allend que la forlune à Ion frère ail souri Qu'un mari de son choix...

MARIETTE

J'ai choisi mon mari.

LA. MÈRE ROUSSEL

Tu sais mon dernier mot.

MARIETTE

Hélas, oui!

LA MÈRE ROUSSEL

Qu'il m'apporte En demandant ta main..,

MARIETTE

La somme est par trop forte.

LA MÈRE ROUSSEL

Deux cent mille francs d'assignats : soit en argent Dix mille francs, c'est n'être pas très exigeant Et ton citoyen Aude est mon gendre.

MARIETTE

Mon père (consentirait...

LA MÈRE ROUSSEL

Moi pas !

MARIETTE

Écoute-moi. J'espère Quand il va revenir de Paris, qu'en etl'et Il aura cet argeut, mais sinon ..

LA MÈRE ROySSEL

Rien n'est fait!

MARIETTE

Sil iiavîiil (jiK' six mille... ^

(La môre Roussel fait signe que non )

Ou huit...

(Même jeu.)

Neuf?

Qu'il les garde!

LA MERE ROUSSEL MARIETTE, en pleurant.

Ah ! mon Dieu ! mon Dieu I

LA MÈRE ROUSSEL

Pleure !

MARIETTE

Oui...

LA MÈRE ROUSSEL

Pleure, mais prends garde I On commence par être ainsi mutine un peu Et Ton finit par tourner mal.

MARIETTE, tombant assise sur le banc.

Mon Dieu ! mon Dieu !

(La mère Roussel rentra dans la boutique. Cadet en sort par la baie en enjambant l'établi.)

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