ACTE DEUXIEME
CADKT, olicrchant une excuse.
Oui... c'est... c'est... quelque chose de rare Que j'avais perdu.
(Il met le nez par terre.)
DELVAPORINE
Quoi?... Votre raison?
CADET, riant trop fort.
Charmant !
(Il se relève.) DELVAPORINE
Merci du compliment.
CADET, sans oser lever les yeux.^
Oui, c'est un compliment I J'en sais d'autres encor qu'il faut que je vous fasse...
DELVAPORINE
Regardez-moi...
CADET, même jeu.
J'ai peur de vous les faire en face.
DELVAPORINE, se tournant.
Je me tourne. A présent, faites -les, mon petit.
CADET, prenant un peu de courage.
D'abord d'être venue. Oui, ça, c'est très gentil. .
DELVAPORINE, négligemment.
Mais si je vins, c'est par hasard 1
CADET, fat.
Laissez-moi rire " Je sais bien que j'étais prévenu...
DELVAPORINE, piquée.
C'est-à-dire
-CADET, ingénu.
Que c'est un rendez-vous.
112 CADET-UOISSEL
DELVAPORINE, vexée.
^'ous VOUS Irompcz... Adieu!
(Elle fait ininc de s'en .-M. t.' CADET, la retenant.
Ail ! j'ai coiîipris...
DELVAPORINE, pour se faire prier.
Trop tard.
CADET, la suppliant.
Si, demeurez un jxmi.
Moi, vous avoir blessée! Oh! pardon, soyez bonne, Si jo manque de tact, parfois. .
DELVAPORINB:, désarmée par l'ingénuité de Cadel.
Je vous pajx]onne.
(Un t<MTips.j
Ouolle élégance, cher, comme vous êtes beau !
CADET, se rengorgeant.
Ah! si vous me voyiez avec mon chapeau.
Dont les pompons flottants s'agitent en cadence...
DELVAPORINE, admirant ses escarpins.
Vos escarpins...
CADET, arrondissant la jambe.
Ils Sont plus jolis quand je danse !
DELVAPORINE, admirant ses cheveu.\.
Vos cheveux...
CADET, les secouant d'un air inspiré.
Quand je parle, il y a des moments. .
DELVAPORINE
Mais c'est à moi qu'étaient promis les compliments.