ACTE DEUXIEME
DELVAPORINK
Lui ! Qui (loi'C a pu lui dire?
CADET
Moi.
DELVAPORINK
(>3uiuient?
CADET, avec dignité
Me croyez-vous à ce point malhonnête 1)0 vous faire la cour sans qu'il me le permette?
DELVAPORINE, allant de surprise en surprise.
Il VOUS a permis?
CADET, conciliant.
Nous nous sommes arrangés.
DELVAPORINE, sursautant.
Arrangés?
CADET
Après quelques mots vifs échangés .V propos d'autre chose.
DELVAPORINE. m.Miic jeu.
Hein?
CADET
Il m'advint de dire
(Jiir je \(>:i> niin;iis.
DELVAPORINE
Et Roussel...
CADET
S'est mis à rire.
DELVAPORINE
A rire?
CADET
En me disant...
DELVAPORINE
Ouoi donc?
il8 CADKT-ROIISSEI.
CADKT
Oui, je Tenlends Encore...
DKLYAPORINK
En vous disant?...
CADET, prenant le ton de Roussel aîné.
« Va, ne perds pas de temps, Fais lui ta cour. Cadet, convaincs moi qu'elle t'aime, El comme j'y liens moins que tu n'y tiens toi-même. Devant l'amour où vos deux cœurs seront enclins, Je me retirerai, Cadet, mais je te plains ! »
DELVAPOLINE, indignée.
Il VOUS plaignait?
CADET
Bien sûr. Car il disait encore.
Le pauvre homme, en parlant de vous : « Elle m'adore! .J'ai peur pour toi que tu t'attires son courroux. Elle est aimante plus que je ne suis jaloux. C'est du culte, de la démence, du délire... ! »
DELVAPORIXE, exaspérée.
C'est trop!
•cadet.
Comment?
DELYAPORIX'E
Il me fallait bien le lui dire!
Mais je ne l'aimais pas.
CADET, enchanté.
Tiens ! vous aviez du goût.
Il n'avait rien d'un amoureux...
DELVAPORINE, dédaigneuse.
Oh! rien du tout!
cadet, renchérissant.
Sans cœur.