‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 76 sur 118 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

DELVAPORINK

Lui ! Qui (loi'C a pu lui dire?

CADET

Moi.

DELVAPORINK

(>3uiuient?

CADET, avec dignité

Me croyez-vous à ce point malhonnête 1)0 vous faire la cour sans qu'il me le permette?

DELVAPORINE, allant de surprise en surprise.

Il VOUS a permis?

CADET, conciliant.

Nous nous sommes arrangés.

DELVAPORINE, sursautant.

Arrangés?

CADET

Après quelques mots vifs échangés .V propos d'autre chose.

DELVAPORINE. m.Miic jeu.

Hein?

CADET

Il m'advint de dire

(Jiir je \(>:i> niin;iis.

DELVAPORINE

Et Roussel...

CADET

S'est mis à rire.

DELVAPORINE

A rire?

CADET

En me disant...

DELVAPORINE

Ouoi donc?

il8 CADKT-ROIISSEI.

CADKT

Oui, je Tenlends Encore...

DKLYAPORINK

En vous disant?...

CADET, prenant le ton de Roussel aîné.

« Va, ne perds pas de temps, Fais lui ta cour. Cadet, convaincs moi qu'elle t'aime, El comme j'y liens moins que tu n'y tiens toi-même. Devant l'amour où vos deux cœurs seront enclins, Je me retirerai, Cadet, mais je te plains ! »

DELVAPOLINE, indignée.

Il VOUS plaignait?

CADET

Bien sûr. Car il disait encore.

Le pauvre homme, en parlant de vous : « Elle m'adore! .J'ai peur pour toi que tu t'attires son courroux. Elle est aimante plus que je ne suis jaloux. C'est du culte, de la démence, du délire... ! »

DELVAPORIXE, exaspérée.

C'est trop!

•cadet.

Comment?

DELYAPORIX'E

Il me fallait bien le lui dire!

Mais je ne l'aimais pas.

CADET, enchanté.

Tiens ! vous aviez du goût.

Il n'avait rien d'un amoureux...

DELVAPORINE, dédaigneuse.

Oh! rien du tout!

cadet, renchérissant.

Sans cœur.

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