ACTE DEUXIEME
DEI.VAPORINE
Mal rlové
CADET
Faux.
DELVAPORTNE
Bête..
CADET
trouvant quelle va
trop loin,
Oh
!bete...
DELVAPORTNE
Bête, Puis, mal fait, une lête ordinaire, une tète Comme on en voit partout. . .
CADET
Ça c'est vrai !
Non, vraiment, Je n'eusse pas choisi moi-même un tel amant!
CADP:T, surpris.
Mais alors qui vous Ta choisi?
DELVAPORTNE, avec m^kncolie.
Je puis le dire, A vous qui sûtes voir au fond de mon sourire Quelle amertume j'ai des choses d'ici bas. Je dépendais de lui :
(Cadet la regarde sans comprendre.)
Vous ne saisissez pas?
Parfois, la vie a des nécessités cruelles, Comme le vent du Nord brise aux oiseaux leurs ailes, Le sort brise souvent votre fortune ainsi... ! Alors, on n'est plus rien : on est à la merci Du bon cœur inconnu, du passant charitable Qui compatit à votre destin lamentable, Et qui pour prix du peu qu'il vous avait donné Exige tout... c'est ce qu'a fait Roussel-aîné!
12 > CAUET-UUL SSEL
CADET, indigne^
Li' niisrral)le! Mais c'est bien fini, j'espère?
DELVAPORINE, comme i\ bout de courage.
Je n'ai pas achevé de gravir mon calvaire. Ilélasî Dépendre encor de lui...
CADEr, r('VoU(-.
(la, ])1 us jamais!
Car vous êtes à moi, Madame, désormais! Oui, je mets à vos pieds mon dévouement farouche, Je veillerai sur vous : et que quelqu'un vous touche!
(Avec un enthousiasme passionné).
Je ne suis plus Cadet, le petit horloger,
Je suis un liomme ayant quelqu'un à protéger î
Pauvre être à l'abandon que je prends sous ma garde... !
11 me semble que tout l'univers me regarde!
Mais je suis assez grand pour être universel :
Le vrai Roussel-aînC, c'était Cadet-Roussel!
DELVAPORIME, tombant dans ses bras.
Ah! si vous étiez riche!
CADET
Apprenez donc, cher ange, Que je le suis! J'attends...
(Entre en courant la Maillard, par la porte du jardi;'. Dclvaporine s"écarte do Cadet.)