‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 83 sur 118 · MAT H TAS · texte numérisé non relu

MAT H TAS

Moi, tout do suite J'ai payé sans compter.

CADET, rassur.^.

Je vous en félicite.

(Un temps.)

M'avez-vous bien gardé le secret?

MATHIAS

Le secret !

Mais personne à Paris, personne ne pourrait Se douter que c'est vous qui payâtes les dettes De Delvaporine.

CADET, acquiesçant.

Oui.

MATHIAS

Car, grâce à moi vous êtes Présenté comme un prince aux goûts forts dépensiers Qui ne veut plus qu'elle ait encor des créanciers. De plus j'ai défendu qu'aucun ne le lui dise Leux expliquant à tous...

CADET, ravi.

Oui.

MATHIAS

C'est une surprise Que le prince à sa belle a voulu ménager : Dans ses plans n'allez pas surtout le déranger.

CADET

Parfait.

MATHIAS

Ni souffler mot de la chose à la dame Promettez de vous taire, ou sinon sur mon âme, Le prince désormais vous croit ses ennemis Et vous perdez sa clientèle : ils ont promis.

CADET

Superbe.

MATHIAS

Vous pouvez compter sur leur promesse Puisque leurs intérêts sont en jeu.

CADET, avec enthousiasme.

Quelle ivresse De penser qu'à présent elle ne doit plus rien ! Car tout est bien payé?

MATHIAS

Tout, oui.

CADET, lui prenant les mains.

Ah ! citoyen, Merci de tout mon cœur!

MATHIAS

A moi?

CADET

Merci, vous dis-je Merci d'avoir su faire en trois jours ce prodige!

MATHIAS, modeste.

L'argent comptant, c'est si commode pour payer !

(î>ui tendant un papier.)

Voici votre dernier reçu.

CADET, le prenant.

Bien.

MATHIAS

Ce papier Vous aura coûté gros 1

CADET

Il vaut bien davantage !

MATHIAS

Comptez quand même : joint aux autres...

CADET

A mon â^e,

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