ACTE TROISIÈME
AUDK
On le reconnaît bien aux lieux où lu demeures.
CADET
J'en rêvais depuis si longtemps.
AUDE, admirant Cadet.
Es-tu bien mis.
CADET
Trois boutons.
AUDE
Qu'on est fier d'avoir de tels amis 1
CADET, souriant.
Quel plaisir de te voir !
AUDE
Et. pour moi quelle fête!
Mais lu sais, je ne suis pas seul...
CADET, soudain plus s.'rieux.
Ah !
AUDE
Mariette I]! ]os deux vieux Roussel sont arrives aussi...
CADET
Aliî... Où sont-ils?
AUDE
Dans un hôtel tout près d'ici !
Ils mettent leurs plus beaux habits.
CADET, sans conviction.
Ah !... quelle joie 1
AUDE
Moi, j'ai couru, pensant : il faut que le voie Pour lui dire merci, tomber à ses genoux...
(Avec volubilité.)
Alors ce sera beau la fête que lu nous
Offres... dans Ion hôtel...! Tu Tas écrit... Le père Se promet d'y manger beaucoup... la mère espère Que son Roussel-ainé parlera !... Je te dis Que pour nous tous c'est le bonlieur, le paradis! Nous le devons à toi : comment ie rendre grâce? Pour moi, pour eux, il faut encor que je t'embrasse !
(Ils s'embrassent de nouveau : un toimps : Ande ne peut se lasser d'admirer.)
("est beau partout : à droite., à gauche., en haut., en bas! Que tu dois être riche !
CADET
Et toi ne l'es-tu pas?
Tu t'es fait annoncer...
AUDE, ingénument.
Je le suis, c^me semble :
T'enriclîissant tu m'enrichissais tout ensemble; A tes engagements, tu sus bien faire honneur! Grâce à toi, j'ai donc la fortune... et le bonheur !
CADET, très gêné.
Je...
AUDE, qui ne s'en aperçoit pas.
Pour la fortune...
CADET, dont la gène va croissant.
Oui.
J'accepte la moitié.
AUDE, tout à son idée.
J'entends qu'on la partage.
CADET, même jeu que plus haut.
Mais...
AUDE, même jeu que plus haut.
Mais pas davantage.
C'est juste, quand on fut à la peine, qu'on soit Au plaisir. Il faut un peu plus penser à toi !