SCÈNE IV
Les Mêmes, CADET, LA IMÈRE ROUSSEL
LA MÈRE ROUSSEL, au roinblo do la colère.
Coinmoiil...
CADKT
Quoi, mère, quoi ?
LA MÈRE ROUSSEL
Comment, le travail presse!
El je te vois toujours promener ta paresse Par la ville, les brc^s' ballants, le nez au vent, Et te moquer de moi toujours comme devant !
MARIETTE, voulant s'interposer.
Maman !
LE PÈRE ROUSSEL, l'arrêtant.
Laisse-la : c'est sa façon d'être tendre
MARIETTE, n^ême jeu, à Cadet.
Cadet, toi I
LE PÈRE ROUSSEL, avec bonhomie.
Laisse ; il faut crier pour bien s'entendre.
LA MÈRE ROUSSEL
Oui, tu n'es qu'un objet d'opprobre et de mépris.
CADET, se inoquant d'elle.
Non, ma mère, jamais vous ne m'avez compris !
J'ai trois cœurs ; un cœur de fils, doux, tendre, fidèle,
Aimant sa mère trop, sans tix)p être aimé d'elle ;
Un cœur de rêve, audacieux, extravagant.
Qui pleure et rit, sans savoir où comme ni quand ;
Enfin un cœur d'oiseau qui vole avec des ailes :
Ma mère, celui-là, c'est pour les demoiselles.
LA MÈRE ROUSSEL
Nous verrons qui des deux. Cadet, aura raison. Va, rentre à la maison.