‹ Cadet-Roussel; comédie en trois actes, en versChapitre 92 sur 118 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

AUDE, tombant de son haut.

Cadet n'a plus le sou !

LA MAILLARD

Vous l'ignoriez : vous n'avez plus le cœur à rire.

AUDE, atterré

Plus le sou, cela veut dire..

LA MAILLARD

Cela veut dire Que l'argent de la dot que vous avez prêté A Cadet, maintenant on n'y peut plus compter, Et qu'il vous faut, hâtant un départ nécessaire, Ce soir reprendre la pa tache- pour Auxerre.

AUDE, avec désespoir.

Quoi, tous nos chers projets sont à Teau?

LA MAILLARD

J'en ai peur.

AUDE

Faut-il qu'il l'aime pour être à ce point sans cœur Avec nous.

LA MAILLARD

Pour manger ainsi votre fortune.

AUDE, avec tendresse.

Mais avons-nous le droit de lui garder rancune S'il est aimé ? Non... Nous partirons sans vouloir Lui donner de remords, ni même le revoir... Nous saurons, Mariette et moi, l'un comme l'autre, Respecter son bonheur, fût-ce aux dépens du nôtre.

LA MAILLARD

Cadet n'est pas heureux.

AUDE, révolté.

Quoi, pas même?...

144 CAIJET-UOUSSEL

Il voudrait Être heureux : mais on voit comme un chagrin secret Poindre dans le honheur factice qu'il affiche. Elle ne l'aime pas, mais aime qu'il soit riche. Ouand paiCois lui s'en doute il vous fait peine à voir.

AUDE, avec dc'cission.

Je ne pars plus, je reste ici, c'est mon devoir. *

LA MAILLARD

Poui(pH)i?

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