ACTE TROISIÈME
CADET, incrédule.
Il les connaîl?
LA MAILLARl
Très bien. Ils élaienl as>^is cuiiLrc Une colonne, au fond : c'était l'après-midi. 11 a même entendu tout ce qu'ils se sont dit. On s'est moqué de vous.
(Craignant do trop peiner Cadet.)
Un peu.
CADET, même jeu.
C'est impossible!
LA MAILLARD
Elle a dit qu'elle était à vos vœux très sensible,
Mais que ne l'étant pas jusqu'à les partager
^^ous n'avez donc pas mis son honneur en danger !
CADET, indigné.
Certes, je l'aime trop pour TolTenser; mais dire Qu'elle ne m'aime pas, elle...
AUDE, abondant dans son sens.
Elle!...
CADET
Qui soupire D'un sentiment profond pour moi, d'un sentiment Qu'elle n'ose avouer par pudeur seulement : Elle ne l'a pas fait, c'est faux.
LA MAILLARD
Je vous l'atteste.
CADET, se révoltant.
Vous mentez.
AUDE, plus violemment que Cadet.
Oui.
148 CADET-ROUSSl-L
LA MAILLARD
Je mens !... apprenez donc le reste Roussel qui récoutait...
CADET, effrayé.
Taisez-vous!
LA MAILLARD
Bien.
CADET
Parlez 1
LA MAILLARD
Enfin, décidez-vous : qu'est-ce qu3 vous voulez?
CADET, suppliant.
Parlez'. Parlez
Eh bien, Roussel, souriant d'aise, Déjà la touchait presque en avançant sa chaise Quand elle, s'ccartant tout à coup : « Quoi, mon cher. Vous voulez mon pardon : mais cela vaut très cher. Devant Cadet, jadis, vous m'avez offensée; Il faut, pour que j'oubhe une offense passée, Qu'on me rende un service, au moins, équivalent )>. — « Lequel? » lui dit Roussel. — Alors elle, semblant Lui faire une faveur : « Grand enfant que vous êtes. Vous l'aurez, ce pardon, si vous payez mes dettes ».
CADET, violemment.
Elle ne l'a pas dit!
LA MAILLARD
Non ! .
Non !
Si, textuellement.
CADET AUDE