ACTE TROISIÈME l.il
LA MAILLARD, haussant les épaules.
Ingénu!
CADET, vexé.
Mais...
LA MAILLARD
Passons !
( '.es reçus vous comptez, vous, sans plus de façons Les lui porter?
CADET
Tiens...
LA MAILLARD
Faites mieux : ayez Faudace De voir Delvaporine et de lui dire en face : « J'ai joué, j'ai perdu ma fortune d'un coup : Je vous aime toujours, mais je n"ai plus le sou ! »
(Cadet ne répond pas : La Maillard fait signe à Aude de l'aider.) AUDE, à Cadet.
Essavel
(A La Maillard.)
Croirez-vous après ça qu'elle l'aime?
CADET
Mais puisque j'en suis sûr.
AUDE
Essaye tout de même.
LA MAILLARD
Si Cadet tente cette épreuve^ et s'il en sort Victorieux, je reconnaîtrai que j'eus tort!
CADET, se butant.
Je ne veux pas.
LA MAILLARD, avec ironie.
Il doute un peu de la victoire.
Ahl je le savais bien!
Il croîs.
CADET-llOUSSEL
CADKT, vfcxé.
Moi j'en doule?
AUDE, faisant le jeu de La Maillard.
11 faut croiro.
CADET , très vexé.
Tu n'as pas Tair sûr de toi.
LA MAU.LARl)
J'en conclus Ou(' ])our liésiler tant...
CADET, éclatant.
Non, je n'hésite plus; ('ar je veux vous montrer enfin lorsque Ton m'aime Si c'est pour mon argent ou si c'est pour moi-même !
LA MAILLARD, souriant.
Nous verrons.
CADET
Vous n'allez pas attendre longtemps.
Dclvaporine va venir.
AUDE
Ah!
CaDE
Je l'attends.
Pour la première fois, cédant à mes instances, Elle me rend visite...
(tirant une liasse de papiers de sa poche.)
Et j'avais les quittances Toutes prêtes...
LA MAILLARD, méfiante.
Et vous allez les garder.