REMARQUES
Cette malade est une mélancolique anxieuse avec idées
mystiques. D'après les renseignements que nous avons obtenus de sa famille, elle faisait, au moment où ses troubles ont éclaté, un abus considérable de café : elle croquait des grains toute la journée. Son sommeil faisait {totalement défaut, et le tremble-"
ment coexistait avec ce signe d'intoxication caféique.
Syphilis cérébrale à forme de pseudo-paralysie générale, avec abus de café coïncidant avec l’éclosion
d'un délire aigu
Des Ve, MER 43 ans. Entrée le 15 juin 1919, venant de l'Hôpital Général. Employée de commerce. Mari mort paralytique général. Examen à l'admission. — Elle ne sait pas son âge, elle sait seulement qu'elle est née à M.., mais elle ignore où elle est actuellement.
D. — Où habitez-vous ?
R. — Mais, chez nous ! oui, c'est du propre ! C'est une jolie comédie ! +
D. — Quelle comédie ?
R. — Dites-moi ce que vous voulez que je vous dise, je vous le dirai.
D. — Vous êtes bien troublée ?
R. — Par qui ? Je veux voir Barabant ! chaque fois que je le
verrai ce sera mieux |! J'ai dit tout ce que j'ai fait, je ferai tout ce qu'on voudra, mais qu'on dise quoi! Mais c'est toujours pareil !
Elle croit qu'on l’accuse, mais ne sait de quoi, et demande qu'on la renseigne : « Qu'adviendra-t-il ? Tout va dégringoler. On me fait boire du pétrole. C'est la fin du monde, et je voudrais
bien déjeuner |! »