‹ Caféisme et Troubles PsychiquesChapitre 33 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

LE — Le café, pris à petites doses par des personnes prédisposées, ou à très hautes doses par des personnes non habituées à son emploi, peut déterminer des accidents toxiques (caféisme aigu), consistant surtout en manifestations nerveuses : insomnie, tremblements, mouvements choréiformes, vertiges, agilation coexislant fréquemment, du côté des autres organes, avec de l'accélération du DOUÉ de la polyurie, des accidents cutanés.

IE. — Le café, pris d’une façon continue, à doses assez hautes, détermine un état spécial de caféisme chronique, caractérisé par :

1° Faciès spécial.

2 Troubles nerveux : tremblements, tressautements musculaires, crampes, névralgies, insomnie, état de mobilité et d'irascibilité du caractère. Exagéra-. tion des réflexes.

3° Troubles digestifs : dyspepsie, coliques hépatiques

4° Troubles de l'appareil génito-urinaire : polyurie, ana-

phrodisie, leucorrhée.

5 Troubles circulatoires : irrégularité et ralentissement du pouls.

6° Accidents cutanés.

III. — Le café peut provoquer à lui seul, chez des personnes prédisposées, l'éclosion d’un délire spécial, à caractère hallucinatoire, que nous appellerons le délire hallueinatoire caféique.

AM Ce

IV Le cafe, entant qu'excitant cérébral, amène un surmenage des centres cérébraux et aggrave les différentes psychoses en même temps qu'il provoque la fréquence des accès dans les psychoses rémittentes.

V. — Dans la production des délires alcooliques, le café joue le rôle de sensibilisateur de l’organisme, permettant à des doses minimes d'alcool de faire éclater de véritables

psychoses alcooliques.

VI. — Le café, pris pendant longtemps, même à doses assez élevées, ne provoque pas d'affaiblissement intellectuel, tel qu'on le rencontre dans l'alcoolisme chronique.

Au point de vue social, le péril du caféisme ne doit pas

être envisagé.

Le Président de la Thèse, JEax LÉPINE.

Vu : Le Doyen,

Pour LE DOYEN :

L’Assesseur, Jiax LÉPINE.

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